Vous avez remarqué ce truc ?

Quand on attrape un rhume, on prend conscience que sentir, c’est quand même génial et que quand on ne sent plus, manger par exemple, devient plus fade et beaucoup moins intéressant.

Et c’est pareil quand on ne casse une jambe, on prend conscience que marcher, courir, c’est vraiment incroyable et que pour le moment, on est coincée, dépendante, à l’arrêt.

Le reste du temps ?

Rien de spécial. On vit.

On oublie. On oublie notre corps.

Les seuls moments où l’on se rappelle qu’il est là, c’est quand il se manifeste.

Au quotidien quand on a faim, quand on a soif, quand on a envie d’aller aux toilettes ou de dormir, par exemple. Et puis de temps à autre, par des douleurs, des maux de ventre, de tête, des tensions musculaires, des raideurs, etc.

Quand on ne ressent rien de tout ça, notre corps se fait discret.

Mais, tout comme les personnes timides ou introverties, ce n’est pas parce qu’elles ne le disent pas haut et fort, qu’elles n’ont pas de besoins !

 

Alors, il peut être intéressant de ne plus attendre « un problème » pour se reconnecter à notre corps.

Il peut être source de détente et d’équilibre, de tendre une oreille plus attentive à notre corps et plus souvent.

Car ses besoins sont multiples et variés.

Ils peuvent être vitaux (manger, boire, dormir…) mais aussi « autres ».

 

Par exemple ?

Bouger, marcher, être en mouvement, se dégourdir les jambes, s’aérer.

S’allonger, se relâcher, se détendre, se reposer, s’immobiliser.

Etre contenu, être rassuré, être entouré, être chouchouté, être dorloté.

Etre libéré, être assoupli, être étiré.

Etc.

 

En la matière, nous parvenons à décider quoi faire pour et avec notre corps, souvent à la dernière minute. Quand le besoin est criant et dans une démarche « corrective ». 

Rarement nous sommes dans une optique de prévention. Peut-être un peu plus lorsque nous faisons du sport ou que nous essayons d’avoir une alimentation bienfaisante. Et encore, nous voyons plutôt le résultat du passage à l’action (je vais me détendre, je vais me muscler, je vais être en meilleure forme) que les possibles aléas évités.

 

De ce point de vue là, la philosophie de la médecine chinoise peut être inspirante. L’idée en médecine chinoise est de maintenir la santé et l’équilibre entre le corps et l’esprit. De faire en sorte de rester en bonne santé.

Ainsi quand vous consultez votre médecin, vous allez bien et veillez avec lui, à poursuivre cet objectif.

Un changement de postulat quand je trouve plus positif et plus responsabilisant quelque part.

Car sans cela effectivement, on alimente l’idée que l’on peut toujours intervenir SI il y a un problème.

Au lieu de vivre selon l’idée que l’on peut éviter les problèmes avant tout.

 

Nous parlons « corps » aujourd’hui mais rappelons-nous toujours de la définition de la santé selon l’OMS (j’en parlais ici).

Cela postulat de la médecine chinoise concerne tout notre être !

Alors, à nous d’écouter ce que nous dit notre corps mais aussi toute notre personne, tout notre être… pour agir dans son intérêt chaque jour, pas à pas. 

 

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