La langue française est riche lorsqu’il s’agit de décrire notre état de fatigue. Faites votre choix !

Je suis crevé.
Je suis naze.
Je suis éreinté.
Je suis cassé.
J’en ai ras le bol / ras la casquette / ras le c**.
Je suis explosé.
Je suis fatigué.
Je suis carpette.
Je suis sur les genoux.
Je suis HS.
Je suis vanné.
Je suis exténué.
Je suis cramé.
Je suis las.
Je suis mort.
Je suis épuisé.
Je suis fourbu.
J’en ai plein le dos / plein le c**.
Je suis vidé.
Je suis claqué.
Je suis au bout de ma vie/ du rouleau.
Je suis sur les rotules.

Chaque jour nous croisons au moins une personne qui se dit fatiguée (nous ?).
Collègue, conjoint, copine, parent, enfant, voisine,…

La fatigue sévit à tous les étages !

Sauf qu’elle ne revêt pas la même réalité, le même sens et les mêmes symptômes pour tout le monde.

Pour démêler tout cela, le mieux est de se demander :

quel est mon besoin ?

1/ J’ai besoin de sommeil

Signifie : j’ai trop peu dormi, j’ai eu des insomnies, des réveils, des difficultés à me rendormir, j’ai globalement mal dormi, Monsieur/Madame a ronflé, ma nuit n’a pas été assez réparatrice, j’ai besoin de fermer les yeux et de m’assoupir, ma journée est foutue.

Résultats d’un manque de sommeil ?
– Une transformation en mode dragon niveau humeur #foutezmoilapaix
– Une envie de tanière, de couette, d’île déserte et de silence
– Une démotivation générale
– Des capacités cognitives et de vigilance au ralenti
– Un chamboulement des sensations de faim et de satiété
– Des envies de sucre, de gras, de riche
– Des vertiges, des somnolences,… Etc.

 

Que faire en cas de mauvaise nuit ponctuelle ?

Cela peut arriver à tout le monde : une insomnie, un enfant qui cauchemarde, une tempête dehors, une pleine lune, des cogitations,… La première chose à faire est d’accepter.

Inutile de râler, de faire la gueule et d’en vouloir à la terre entière, cela ne changera RIEN.

Mieux vaut accueillir la situation telle qu’elle est et tenter de passer une journée correcte voire bonne !

La bonne nouvelle, c’est que vous n’aurez normalement aucun mal à vous endormir le soir même ! (inutile de programmer le visionnage d’un film de 2h, vous aurez fusionné avec votre canapé au bout de 17 minutes)

 

Que faire en cas de mauvaises nuits régulières ?

Creuser le problème en prenant un carnet et en notant chaque nuit de 0 (= nuit blanche) à 10 (= excellente nuit). Et ce durant, 15 jours au moins.

Identifier ses manifestations de sommeil (bâillements, yeux qui piquent,…).
Identifier le temps qui s’écoule entre ces manifestations, le coucher et l’endormissement.

Tracer toute circonstance aggravante : stress, mal-être, peurs, repas trop copieux, douleur, tensions, etc.

Chercher des solutions adaptées : par exemple si la cause est “tensions” => faire quelques étirements ou exercices de relaxation avant de s’endormir. Si la cause est “stress” => se mettre à la sophrologie, travailler sa capacité à prendre de la distance, à déléguer, à demander de l’aide, à reporter, à s’organiser…

Et ne jamais oublier, que le sommeil se prépare durant la journée !

En intégrant des pauses régulières.
En prenant en compte le fait que notre cerveau ne peut pas faire deux choses à la fois (Shiva sort de ce corps).
En se rappelant que notre concentration est optimum durant 40 minutes seulement (rdv à la récré).
En réduisant notre stress négatif pour ne pas se coucher en mode pile électrique tendue comme un… arc !
En s’octroyant une sieste de 20 minutes maximum après le déjeuner par exemple.
En pacifiant nos rapports aux autres pour ne pas se coucher en mode vénère.
En s’hydratant et s’alimentant de façon adaptée et équilibrée.
En incluant à notre quotidien du mouvement, de l’activité ou du sport.
En arrêtant de se mettre la barre si haute qu’on ne peut pas l’atteindre.
En consultant un médecin ou un sophrologue ou un énergéticien pour retrouver son équilibre.

Il restera à examiner si notre lieu de nuit est agréable (literie de bonne qualité #160, linge de lit joli, volets, lumières tamisées ou adaptées à la lecture, calme, ordre, propreté, température à 18°, brume d’oreiller, huiles essentielles,…).

 

2/ J’ai besoin d’une pause !

Par moment, c’est un peu comme si on cherchait le bouton off. Trop de pensées, trop d’activités, trop de réunions, trop de post-it collés partout, trop d’anticipation, trop d’urgences urgentes,… qui finissent par nous tuer.

La cocotte minute qu’est notre cerveau menace d’exploser !

Nous avons grandement besoin d’une pause. Le sommeil n’a pas forcément à voir là-dedans. Il s’agit plus de se changer les idées, de prendre du recul, d’aller prendre l’air, de décrocher quelques temps, d’éteindre Mental FM..

Cette pause peut être courte (5 minutes) ou plus longue (3 semaines par exemple) en fonction du besoin. Mais ce qui compte avant tout, c’est sa qualité.

En la matière tout est possible : sudoku, voyages, pilates, méditation, trek, coloriage de mandala, #sophrologie, sport,… C’est vous qui voyez. L’essentiel étant de LE FAIRE et de le faire en conscience !

Prendre une pause au travail pour retrouver quelques collègues à la machine à café et parler boulot = NON.
Prendre une pause au travail en allant faire le tour du pâté de maison, une bonne musique dans les oreilles, durant 5 minutes = OUI !
Prendre trois semaines de congés et passer 2 semaines et demi sur son ordi à bosser = NON.
Prendre trois semaines de congés, partir serein en ayant tout préparé pour notre absence, profiter de son voyage/de son chez-soi, de son temps, pour soi et son entourage = OUI !

Les pauses courtes doivent être quotidiennes. Les plus longues tous les deux mois (journée RTT, week-end de 3 jours, vacances…). Elles sont des aouts de performance et de sérénité.

Parce que nous ne sommes pas des robots.

 

3/ J’ai besoin de repos

Ce besoin renvoie à une sensation plus globale. Le sommeil est concerné mais tout l’organisme et l’hygiène de vie de la personne le sont aussi.

Le besoin émerge à la suite d’une longue période d’effort et de sollicitations intenses. Le sommeil est moyen, les pauses absentes. Le corps utilise ses réserves et les réserves commencent à descendre de façon critique.

C’est l’épuisement généralisé, l’effondrement du corps et de l’esprit (#burnout).

C’est une sensation sournoise dont il faut se méfier. Car à force de tirer sur la corde, elle se casse.

Que faire ?

Avant d’en arriver là, intégrer des pauses et reconsidérer son hygiène de vie.
Réinterroger son rapport au temps, à son travail, à son exigence, au sens de nos actions, à son syndrome de la bonne élève

Et si on est déjà à moitié cramé : s’arrêter. Se stopper. Arrêter les dégâts. Accepter que l’on a besoin de repos (et d’aide). Non pas comme un aveu d’échec. Mais plutôt comme un cadeau que l’on se fait en prenant soin de soi.

 

Alors, de quoi avez-vous besoin vous ?

En attendant vos réponses, retrouvez pleins d’infos sur la journée nationale du sommeil 2018 (aujourd’hui même) consacrée cette année aux jeunes de 15 à 24 ans.

Sur le site de l’INSERM

Sur le site de d’Institut National du Sommeil et de la Vigilance

 

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