besoin… Disait Jean-Jacques.
Oui, Jean-Jacques Rousseau !

(Pour réviser qui est JJR, Wikipédia est notre ami).

Ce matin, assise dans mon tram, je rêvassais à notre société de « l’hyper »… Peut-être parce que les soldes ont commencé et que tout à coup, nous avons pleins de « besoins » ? Besoin absolument d’une nouvelle paire de chaussures, besoin irrémédiable d’un nouveau pantalon, besoin non négociable d’un nouveau sac à main, besoin urgent de tel ou tel objet…

L’hyper donc, auquel je réfléchissais, amène l’idée que ce qui est promis ou vendu ou vécu, est de toute façon mieux que la moyenne. C’est hyper bon ! C’est hyper sympa ! Il est hyper grand cet hyper marché ! C’est hyper rapide !…

Un peu comme si on ne pouvait plus se permettre d’être dans la moyenne, c’est à dire dans une certaine réalité simple et partagée. Non il faut : mieux, plus vite, plus top, plus sensationnelle, bref, il faut que ce soit HYPER ce-que-vous-voulez. Sinon, c’est… ringard ?

Mais voilà, une fois qu’on aura dépassé la « moyenne » puis qu’on aura atteint l’hyper, il y aura quoi après ? L’ultra ? Le supra ? Sans doute le concept existe-t-il déjà d’ailleurs. Il n’y a qu’à voir les publicités qui prônent le « toujours plus » (2 achetés le 3ème gratuit) ou le rayon alimentation avec ses portions « familiales »… La possibilité d’atteindre un hyper statut est partout… et on nous fait croire qu’il faut y accéder absolument pour être heureux :

Gagner de plus en plus d’argent, devenir hyper riche.
Gagner du temps, pour aller hyper vite.
Manger, manger, trop et tout le temps, parce que c’est hyper gourmand.
Mais faire du sport, encore et encore, parce que c’est hyper sain.
Partir dans tel ou tel pays, parce que c’est hyper tendance.
Tout faire par internet, parce que c’est hyper facile.
Etc…

STOP ! Relisons Jean-Jacques : « Les vrais besoins n’ont jamais d’excès ».

Cette phrase me parle. Elle m’évoque l’arbre qui cache la forêt, la douleur sous l’apparente harmonie, la double couche logée chez toute personne qui souffre, un peu, beaucoup, à la folie.

Cette phrase évoque nos vrais besoins.
Avez-vous réfléchi à vos « vrais besoins » ? De quoi avez-vous besoin pour vivre et vous sentir bien ? Voilà la vraie question selon moi.

Cela peut être « dormir huit heures par nuit » ou « manger trois fois par jour ». Cela peut être aussi « avoir un toit », « avoir du travail », « avoir de quoi vivre ». Et puis, « être aimé(e) par ma famille, mes amis », ainsi que « sentir que le travail que je fournis à de la valeur », « constater que mon entourage se régale de mes gâteaux », etc.

Nos besoins sont multiples. Ils ne sont pas tous du même ordre. Abraham Maslow en a proposé une hiérarchisation intéressante sous forme de pyramide (Là encore, Wikipédia est notre ami).

Sauf qu’avec « l’hyper », chaque besoin doit être hyper comblé. Jusqu’à l’excès, jusqu’à l’écœurement, jusqu’à l’addiction, jusqu’à la maladie voire jusqu’à la mort.

Faute d’avoir écouté ses besoins. Faute d’avoir écouté son corps.
Faute de s’être connecté à ses sensations.
Faute d’avoir entendu ses vrais besoins. Parce qu’écouter c’est bien, entendre c’est utile aussi.

J’ai repris deux fois du gâteau mais je n’avais déjà plus faim à la moitié de la 1ère part… Quel était mon vrai besoin ? Me remplir d’amour parce que j’en manque ? Me créer une barrière corporelle pour me protéger des autres ?

Je me « tue à la tâche » mais je pourrais faire aussi bien en préservant ma vie privée… Quel est mon vrai besoin ? Obtenir plus de reconnaissance ? Me faire aimer de mon patron ?

J’adore les sports extrêmes. Je passe mes week-ends et mes économies en sauts en parachute ou en sauts à l’élastique, etc. Quand je n’en fais pas, je me sens mal. Quel est mon vrai besoin ? Eprouver des sensations ? Sentir mon corps ? Vérifier que je suis bien vivant parce que j’ai plutôt la sensation d’être éteint ?

Voilà de quoi alimenter de belles pratiques de sophrologie ! En travaillant sur les sensations du corps dans l’ici et le maintenant, les techniques de sophrologie permettent de réapprendre à entendre son corps et à l’écouter vraiment. Ainsi, répondre à ses besoins de façon adaptée devient ou redevient naturel…

Alors ? De quoi avez-vous besoin pour vivre et vous sentir bien ? Comment comblez-vous vos besoins ? De façon équilibrée ou de façon excessive ? Racontez-moi.

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