On les reconnait à leur côté “maitrisé“. Les gens qui aiment le contrôle prennent souvent les devants. Ils préfèrent. Comme cela, ils sont assurés que les choses seront bien faites, c’est à dire, à leur façon 🙂

Ils anticipent beaucoup, pensent beaucoup, essaient de ne pas se laisser déborder par le temps, par leurs émotions, par leurs pulsions en général. Leur corps suit le mouvement.

Les surprises, les contre-temps, les retards, les manquements leur sont difficiles à vivre. Du coup ils sont assez râleurs.

Ils font attention à ce qu’ils mangent, à ce qu’ils disent, à ce qu’ils font, aux regards des Autres et attendent de leur entourage qu’il fasse la même chose.

Ils sont exigeants, rigoureux, souvent bosseurs, loyaux.

Ils s’investissent pleinement dans ce qu’ils entreprennent. On peut compter sur eux.

Ils sont d’excellents organisateurs (et oui ! ils anticipent tous les besoins), ils sont fiables et constants.

Ils compensent souvent puis craquent au bout d’un moment, lassés de tout, sans comprendre pourquoi…

Alors derrière cette façade maitrisée, qui sont réellement les gens qui aiment tout contrôler ? De quoi ont-ils réellement besoin ?

 

1 – D’être rassuré

Le contrôlant soulève des montagnes et en fait des tonnes. Pourquoi ? Pour qu’on l’aime… Sans doute parce qu’il a manqué de reconnaissance en étant enfant… Quoiqu’il en soit, il a besoin de sentir qu’on l’aime, que ce qu’il fait est bien fait et utile.

 

2 – De baisser la pression

Le contrôlant en fait toujours plus pour que tout soit nickel. D’où son exigence. La critique, la médiocrité, le superficiel, trop peu pour lui ! Il se met la barre bien trop haute en permanence. Il a sans doute à apprendre à se satisfaire plus simplement de ce qu’il entreprend. Au lieu de fignoler, de perdre du temps pour des détails, il doit apprendre à trouver du plaisir et de la fierté dans l’efficacité et la simplicité…

 

3 – De repos

Vivre sous contrôle permanent est totalement épuisant. Physiquement (tensions dans le corps, fatigue chronique,…) et psychiquement (anticipation, ruminations, stress, anxiété,…). C’est pour cette raison d’ailleurs que les contrôlants sont souvent d’excellents candidats au burn-out…

Ils ont besoin de repos. De pauses dans leur journée. Mais comme ils ont du mal à le faire, ils ont là-aussi à apprendre. S’obliger à faire une pause juste pour s’aérer le corps et l’esprit et constater (par soi-même) que cela fait du bien et que ce n’est pas du temps de perdu 😉

 

4 – De plaisir et de fun

Le contrôle de tout est managé à coups de “il faut“. Il faut être à l’heure, être présentable, être performant, être mince, avoir du charisme, du leadership, être rapide, être intelligent…

STOP !! Où est le plaisir là dedans ? Le plaisir de la vie ! Le plaisir des petits moments doux de la vie !

Pour booster sa capacité à prendre du plaisir et à le vivre en conscience, deux solutions :

– chaque jour s’octroyer un plaisir pour soi, pratiquer une activité qui fait plaisir. Donc le “Chouette j’ai fini mon ménage, la maison est nickel !” ne marche pas. Par contre, lire au soleil, marcher dans la nature, jouer de la musique,… oui 😉

– ou, chaque soir, noter sur un petit carnet, 2 choses qui ont fait plaisir…

 

5 – De se découvrir vraiment

Le contrôlant, puisqu’il est régi par des “il faut“, vit une vie tracée, cadrée ; majoritairement calée sur des diktats, des schémas sociétaux, des dogmes, des modes.

Et lui là dedans ? Il s’y colle, il se fond, il s’adapte à tout ça. Mais sans jamais se demander si ça lui convient et ce qu’il ressent.

Ainsi, en travaillant sur ses réelles envies, ses plaisirs au quotidien, ses vrais projets, il lui est possible de faire un pas vers lui-même. D’apprendre à s’écouter et surtout à entendre ce qui est véritable et authentique en lui.

 

6 – De lâcher-prise

Ceux qui me lisent le savent, je n’aime pas trop cette expression “lâcher-prise“. J’en parlais ici justement.

Pour autant, quand on parle de contrôler, on ne peut pas éviter de parler de lâcher 🙂
Ainsi, en ce qui concerne le contrôlant, parce qu’il s’épuise et a peu de plaisir (si ce n’est celui de l’excellence excellente…), il est essentiel qu’il développe sa bienveillance envers lui-même. Peu à peu, envisager que les choses soient telles qu’elles le sont. Que les gens soient ce qu’ils sont.

Je n’ai pas fini ce rapport urgent et il est déjà 19h30 ? Je rentre, je me repose, je finirai demain matin l’esprit clair.

Le contrôlant peut apprendre à quitter le bureau à des heures raisonnables pour sa santé et sa vie sociale. Il n’est pas un sur-homme ou une sur-femme. Il est humain, il a des besoins vitaux et émotionnels.

Sur le chemin de l’école, je me rends compte que mon petit garçon a un trou à son jean ! Ce n’est pas grave… Il joue et s’amuse c’est ça qui compte.

Le contrôlant peut apprendre, à se recentrer sur l’essentiel. Sur ce qui est vraiment important (relire point 5 !).

 

7 – De se faire confiance et de s’aimer

Et oui, encore ! et encore ! Le contrôlant n’a pas reçu assez de positif ou a traversé une situation douloureuse qui l’a échaudé voire brisé…  C’est pour cette raison qu’il redouble d’efforts dans le but d’être (enfin) pleinement apprécié, aimé, reconnu.

Pour inverser ce cercle vicieux, rien de mieux que de se remémorer ses victoires, ses réussites… tous ces moments de fierté et de joie. Un diplôme obtenu ? Un gâteau tuerie concocté ? Une compète remportée ? Tout est bon à prendre, à vivre et à inscrire au plus profond de soi.

Parce qu’en chacun de nous, réside du bon, du positif, des talents. Et ce qui est pris, est pris et peut être utile 😉

 

8 – De dire merci et au revoir à leur passé

Que son manque d’amour, de reconnaissance, de respect, etc. vienne de ses parents, de son éducation, de sa trajectoire de vie, de son expérience, de ses (mauvaises) rencontres,… le contrôlant (et tout le monde d’ailleurs) ne pourra changer son passé. “Il va falloir faire avec… ou plutôt sans” (comme dirait Benjamin Biolay).

Avec, le temps de l’enfance, de l’adolescence, de l’entrée dans la vie adulte peut-être… Car chacun fait ce qu’il peut avec ce qu’il a et reçoit.

Sans, à partir du moment où on a envie de devenir soi et de se réaliser de façon épanouissante. A partir du moment où on sent que quelque chose n’est pas aligné en soi.

MERCI pour tout car je suis qui je suis aujourd’hui avec mes talents et mes compétences.

AU REVOIR, car j’ai envie de faire certaines choses autrement, plus en lien avec ce dont j’ai besoin à présent...

 

 

Si vous vous êtes senti concerné (et que vous avez lu ce long article jusqu’au bout ! #merci) et que vous avez envie de mettre en pratique ces différentes pistes, là encore, ne vous mettez pas la barre trop haute ! 🙂

Commencez par le point qui vous parle le plus, en installant peu à peu des petites actions. Observez, sentez en vous ce que ces changements même minimes produisent…

Autre solution : faites-vous aider. Acceptez pour vous-même, d’être accompagné sur ce beau chemin. Sophrologie, psychologie, psychothérapie, méditation, yoga,… laissez-vous guider !

Dans tous les cas, vous ne le regrettez pas 🙂

2 Comments

  1. SENE

    cela me rappelle quelqu’un….

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