Il y a quelques jours, ce cher et tendre Augustin T. recevait dans son émission de radio,  Mme Françoise Héritier, anthropologue, professeur au Collège de France.

Excellent moment je dois dire, autour de la question des femmes, du féminisme, de la place des hommes, du monde du travail, de l’égalité entre les femmes et les hommes… et du parcours de vie de cette femme.

Femme intellectuelle qui, a un moment donné, a fait, à peu de chose près la remarque suivante à propos de son histoire :

“Le système nous inculque à nous filles que nous sommes insuffisantes et inférieures quoique nous fassions”.

Et en entendant cette phrase, j’ai tilté !

Se sentir insuffisante…

Voilà qui résume parfaitement ce que de nombreuses femmes expriment dans mon cabinet de sophrologie.

J’ai déjà abordé cette question sous divers angles :

Mais cette façon de dire les choses est totalement lumineuse.

 

Est-ce une question d’éducation ? De société ? Est-ce une question d’expérience ? D’âge ? De vécu ?

Toujours est-il qu’à certains endroits, nous nous vivons effectivement comme insuffisant-e-s.

Et ce terme est suffisamment indéterminé pour que nous ne sachions pas précisément sur quoi et pourquoi.

Ainsi, nous en faisons toujours plus pour combler ce gap.

Dans une frénésie épuisante, qui ne nous épanouit franchement pas…

 

Que faire ?

1/ Changer définitivement de perception

Plutôt que de passer son temps à essayer de rattraper quelque chose que nous estimons ne pas avoir (ou ne pas être), estimons qu’être nous-mêmes suffit.

“Être moi suffit” !

Cette petite phrase, empruntée à une coach, est à écrire sur des post-its et à coller partout chez soi 😉 A force, ça va finir par rentrer. Si cela a marché dans un sens, cela devrait fonctionner dans l’autre.

 

2/ Identifier les zones de vulnérabilité

Généralement, nous ne nous considérons pas insuffisant-e-s partout. (ouf !)

Un secteur est plus touché que les autres. C’est pourquoi, plutôt que de nous considérer comme globalement insuffisant-e, regardons de plus près.

Est-ce dans mon travail ? Dans mon couple ? Dans mes relations familiales ? Avec mes enfants ?
Est-ce lorsque je pense des choses ? Lorsque je créée des choses ? Lorsque j’agis ou parle ?
Est-ce en me comparant ? En observant les autres ? Etc.

[N’hésitez pas à me répondre pour vous en délester !]

 

3/ Se rafraichir la mémoire

Pour cela, lister toutes les belles choses déjà accomplies, les projets développés, les réussites, les bons moments, les talents, les compétences acquises.

Demander autour de soi ce que nous avons de bien et de positif en nous.

Apprendre tout cela par cœur 🙂 Voire se le faire tatouer sur le corps !

 

4/ Faire son maximum mais pas au-delà

C’est-à-dire, commencer à revoir sa vision (point 1) puis baisser peu à peu la barre pour fonctionner de façon juste avec soi-même. Faire de son mieux mais pas au-delà, pas au prix de son équilibre, de sa santé ou de son sourire.

 

Et chaque fois que nécessaire (lorsque l’on hésite, que l’on doute, que l’on recule, que l’on se tait, que l’on s’épuise, que l’on s’acharne, que l’on lutte…), user et abuser de la Méthode Coué en se répétant être moi suffit !

 

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