Drôle de titre, c’est vrai. Mais je ne savais pas comment le mettre autrement !

L’idée c’est quoi ?

L’idée c’est de dire que malgré les difficultés ou les problématiques auxquelles nous nous confrontons, nous ne nous résumons pas à elles.

Par exemple ?

Vous n’êtes pas alcoolique. Vous êtes une personne qui a une addiction à l’alcool.

Votre enfant n’est pas TDAH. Votre enfant rencontre des troubles de l’attention.

Vous n’êtes pas insomniaque. Vous êtes une personne qui souffre d’insomnies.

Votre père n’est pas méchant. Votre père fait preuve d’actes ou de mots empreints de méchanceté.

 

Vous voyez la subtilité ?

Nous ne sommes pas notre problème. Nous sommes beaucoup plus que cela.

Parce que si nous nous considérons uniquement au travers de ce prisme, alors nous passons à côté de tout le reste.

C’est à dire de notre être en entier. Avec ses potentiels et ses développements.

Regardons comment nous nous racontons. Regardons comment nous parlons de notre histoire. Ecoutons-nous.

Et essayons de nous décaler. De nous décentrer pour mieux nous recentrer.

 

Si toute votre vie vous vous définissez comme la fille d’une mère bipolaire ou d’un frère alcoolique : que reste t-il ?

Une sorte de déterminisme. Vous dans votre situation, votre mère dans la sienne, votre frère dans la sienne.

Et donc ?

Et donc rien.

Par contre, si vous parlez de votre mère comme d’une femme (formidable ? bienveillante ? drôle ? discrète ?) qui a souffert de troubles bipolaires, ça ne sonne pas pareil.

Quant à votre frère, c’est sans doute un type hyper-sensible qui s’est réfugié dans l’alcool au moment de son divorce par exemple.

Vous là-dedans ? Eh bien vous avez fait comme eux : vous avez fait ce que vous avez pu.

Cela vous a influencé sans doute mais cela ne vous fige pas non plus pour toujours.

 

En nous décalant de nos problématiques, nous renouons avec le positif en nous et autour de nous.

Cela nous permet de nous envisager autrement. De nous considérer comme une personne remplie de qualités, de capacités et de pouvoir d’agir.

 

Et pour cela, il faut bannir les “toujours” et les “jamais”.

Non votre mère n’a sans doute pas toujours été bipolaire.

Non votre enfant ne sera pas un hyperactif toute sa vie.

 

Nos problématiques ou nos difficultés sont des passages la plupart du temps.

Ils ont un “avant“.

Mais ils ont aussi (et surtout) un “après” ! 😉

 

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