Cette question, je crois que 80% de mes clientes se la posent à un moment donné.

Notamment lorsqu’elles sentent qu’elles ont maintenant besoin de revenir à elles.

A leurs désirs.

A leurs besoins.

A leurs rêves.

A leurs émotions.

A leurs limites.

A leurs blessures.

A leur bien-être.

A leur cœur.

A leur âme.

A leur corps.

A leur joie.

 

Elles ouvrent une porte nécessaire. Elles le sentent.

Puis très vite, cette peur.

Celle de devenir égoïste.

Celle d’abandonner leurs proches.

Celle de décevoir.

Celle de passer pour une personne nombriliste.

Celle de paraître trop sûre ou trop arrogante.

Celle de ne plus sembler gentille ou à l’écoute.

 

C’est tellement logique.

Elles passent d’un extrême à l’autre.

De l’oubli de soi à la peur de l’oubli de l’autre en ne s’oubliant plus.

Comme s’il fallait choisir entre soi et les autres.

Comme si l’équilibre et l’harmonie n’étaient pas au menu.

 

Pourtant, le « job en thérapie » et surtout la vraie joie, c’est de toucher à ça justement.

Etre mieux et bien avec soi ET (ainsi) être mieux et bien avec les Autres.

 

Alors il arrive qu’avec elles, je reprenne « basiquement » la définition d’égoïsme. (Vous connaissez mon goût pour les mots…).

Et cela donne :

« Attachement excessif porté à soi-même et à ses intérêts, au mépris des intérêts des autres ».

 

Ensemble, nous constatons qu’avant d’en arriver à la notion de « mépris », elles ont de la marge ! Elles en ont tellement qu’elles n’y arriveront jamais. Elles partent de trop loin. Elles partent d’un espace et d’un temps dans lesquels leur vie est tournée vers les autres, toujours soucieuses que les autres soient satisfaits, contents, heureux.

Alors les mépriser… Y a pas de risque.

 

Le processus va les amener à écrire le mode d’emploi qu’elles n’ont pas reçu.

A remplir cette page blanche de LEUR vision, de LEUR propre équilibre, de LEUR point d’harmonie.

Et c’est vrai qu’avant de s’emparer du stylo pour se lancer dans la rédaction de leur notice, elles ont un moment de vertige.

Et si j’allais trop loin ? Et si je devenais froide et détachée ?

 

Souvent, ce sont des « petits réglages » (à gros potentiel !) qui leur permettent de toucher et expérimenter cette justesse intérieure. Posture de communication, écoute de soi, expression des besoins et des émotions, respect de ses propres limites, etc.

Comme je leur dis souvent, c’est comme une table de mixage intérieure. On repère et on actionne un des multiples curseurs et on expérimente ce que cela donne.

Elles constatent assez rapidement que prendre soin de soi, c’est positif et sans risque. Moins de stress, plus de sérénité, plus de recul (pour ne pas dire de lâcher-prise), plus de clarté, moins de pression…

Apprendre à prendre soin de soi facilite la vie. Favorise la vie. En la rendant plus joyeuse et plus vertueuse. Absolument rien d’égoïste puisque le rayonnement profite à tous.

 

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