Je me fais encore prendre au piège parfois. Mais année après année, j’ai développé mon acuité.

On l’a tous vécu. On le vit tous.

Ça part d’une remarque, d’une attitude, d’une réflexion, d’une parole qu’on se prend dans la figure sans crier gare.

Et qui blesse.
Qui touche.
Qui fait mal.
Qui déstabilise.
Qui met en doute.
Qui met en colère.
Qui rend triste.
Qui vexe.
Qui plombe.
Qui fige.
Qui énerve.
Qui frustre.
Etc.

Après ?
On rumine, on tourne le « truc » dans tous les sens. On élabore des hypothèses, des plans, des mots qu’on aurait pu dire sur le coup.

On s’en veut. On déprime. On culpabilise.

Ou alors on crie, on pleure, on gueule, on s’agite, on sort de ses gonds.

Dans tous les cas, ça remue profondément face à ce qu’on a entendu !

Comme si quelque chose avait germé à l’intérieur de notre être. Un genre d’alien qui nous colonise.

L’autre nous a pris d’assaut et il a gagné.

Sauf que…

Sauf que probablement, inconsciemment, nous lui avons facilité le boulot.

Nous l’avons réceptionné comme si sa parole déterminait qui nous sommes.

Comme si ses mots octroyaient notre valeur, nos compétences, nos qualités.

Comme si nous lui avions accordé le pouvoir de nous évaluer, de nous critiquer, de nous vampiriser, de nous manipuler, de nous blesser.

Pourquoi cette capitulation ?

Par manque de confiance en soi, par croyance que les autres sont mieux que soi, par estime personnelle vulnérable, par sensation que les autres savent, par peur de les vexer, les blesser, les contrarier.

Bin non en fait.

Il n’y a personne qui peut nous connaitre mieux que nous-même.

Comme je le dis souvent à mes clients, l’expert de vous c’est vous.

Ainsi, la parole de l’autre lui appartient. On a le CHOIX de lui accorder de l’importance. Ou non.

On a le choix de l’accepter. Ou non.

On a le choix de laisser ces mots, ces paroles à l’extérieur de soi. De ne pas les prendre personnellement (comme disent mes amis Toltèques).

De ne pas leur donner de pouvoir sur nous, sur notre humeur, sur notre élan vital, sur notre moral, sur notre confiance en nous, sur notre motivation.

Comment faire alors ?

C’est assez logique vous allez voir : l’idée principale est de reprendre son propre pouvoir.

C’est à dire qu’au lieu de faire de la place aux avis des autres sur nous-même, à leurs injonctions, à leurs critiques, il s’agit de nous faire de la place à nous-même.

D’apprendre à nous considérer plus.
D’apprendre à donner de la valeur à nos émotions, à nos capacités, à nos peurs aussi, à nos ressentis en général. Ils sont là, ils est essentiel de les accueillir. Sans les juger et sans laisser qui que ce soit les juger.

Point.

A partir de là, quand ces séances de musculation personnelle commenceront à porter leurs fruits (venez me voir si vous ne savez pas par quoi commencer !), toutes ces paroles ne seront que des paroles appartenant à un(e) autre, sans effet baromètre.

Il ou elle a sûrement intérieurement des raisons de dire cela ou d’agir ainsi mais cela ne nous appartient pas. Cela n’est que l’expression de sa perception.

C’est tout.

Alors la prochaine fois, quand on vous balancera ou fera un truc pas cool, restez calme et activez votre filtre intérieur. Vous devriez sentir la différence !

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