Je rêve d’un jour où le mot “régime” sortira du dico.

Oui carrément !

Parce que les dégâts causés par les régimes sont franchement révoltants (oui je suis en colère !).

Je le vois chaque semaine dans mon cabinet de sophrologie dans lequel des femmes (souvent) souffrent de chaque bouchée qu’elles avalent, de chaque regard dans le miroir, de chaque pesée, de chaque invitation,…

Et puis un jour, elles en ont tellement marre qu’elles atterrissent chez un(e) nutritionniste ou un(e) diététicien(ne) et se mettent à “suivre un régime” ou “tenter un rééquilibrage alimentaire”.

Si les régimes me gonflent (c’est le cas de le dire), les rééquilibrages alimentaires me conviennent mieux, dans leur sémantique déjà et dans leur mise en œuvre aussi.

C’est en général après quelques mois de rééquilibrage ou de régime que je les rencontre. Elles ont accumulé de la connaissance sur les aliments, elles ont appris à équilibrer, elles ont perdu quelques kilos,…

Mais (il y a toujours un mais) :

Elles se sentent toujours aussi en galère avec “la bouffe”.

Entre envies et culpabilité.

Entre “craquages” (ce mot quel horreur !) et raisonnable.

Si reprendre les bases de l’alimentation ne s’avère jamais inutile, je constate cependant que pour un grand nombre des personnes concernées, au fond, le problème n’est pas vraiment là.

 

Il est où le problème ?

Eh bien dans le fait que “la bouffe” c’est bien plus qu’une histoire de carottes, de poulet ou de gâteaux.

C’est une histoire d’amour, de famille, de plaisir, d’enfance, de cuisine, de partage, de temps, de souvenirs,…

Bref, en résumé : c’est une histoire d’émotions.

C’est pourquoi de la complexité apparait dans la résolution des troubles alimentaires. Pas forcément de la complexité qui fait peur, mais une complexité, que seule une approche globale pourra aider.

Car manger plus que de besoin veut dire quelque chose !

La nourriture est alors comme un médicament qui soulage :

  • le stress
  • le manque d’affection, d’attention, de toucher
  • le manque d’amour
  • la peine, la perte, la solitude
  • la peur, les peurs
  • les angoisses
  • l’absence, l’isolement
  • le mal-être
  • la mésestime de soi
  • le besoin de reconnaissance sociale, parentale, professionnelle,…
  • Etc.

Mais comme tout médicament, l’effet ne dure pas. Et il faut en reprendre… Le cercle vicieux s’installe.

 

Comment faire pour sortir de la spirale ? 

1.Entrer en contact avec ses émotions

Accepter et accueillir ce qui est là, présent en soi, pour de vrai. Dans son mental, dans son cœur, dans sa tête.

Je suis sous pression.
Ma mère décédée me manque.
Je souffre de mon célibat.
Je suis triste de ce conflit.
Je suis en colère contre mon père.
J’ai peur de me faire virer si je n’y arrive pas…
Etc.

Ce n’est pas un signe de faiblesse, c’est un signe de respect de soi-même. 

2. Se faire aider

Par un spécialiste de l’alimentation (nutritionniste, diététicien, coach en nutrition, naturopathe…) ET par un spécialiste des émotions (psychologue, thérapeute, sophrothérapeute…).

Vérifier qu’aucun des deux n’a de posture dogmatique genre pro-régimes au préalable 😉 Et vérifier que l’alliance et la confiance peuvent se créer.

3. Prendre du temps

C’est-à-dire se rendre disponible à cette quête personnelle.
Car modifier sa façon de manger, se rapprocher – et écouter – ses vraies sensations (faim, satiété), comprendre et vivre avec ses émotions… demande de développer sa conscience de soi (en la matière : vive la sophrologie).

Et cette conscience nécessite de l’espace et du temps.

4. Arrêter de culpabiliser

Travailler son rapport à la nourriture, c’est travailler son estime personnelle. Et pour développer celle-ci, rien de mieux que d’apprendre peu à peu à prendre soin de soi.

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. C’est pourquoi, cette approche à partir de soi s’apparente finalement à une façon de vivre ou plus exactement à une façon de se vivre.

Nous tendons à être à notre écoute mais il arrive certains jours que cela doit plus difficile. Pas de culpabilité, demain est un autre jour… 😉

 

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