Ce titre d’article claque bien je trouve. Ça pose les choses non ? Et paf ! Le tout ou rien en juillet, c’est pas mal comme posture 🙂 Ça donne des trucs marrants : je vous préviens je vais passer toute la journée à ne rien faire…. Ou alors : il a passé sa semaine à tout ranger… ou enfin, nous avons passé toutes les vacances dans la piscine (really ?).

Bref. Je m’égare… (mais pas trop je vous rassure).

Je voulais vous causer d’une chose importante qui s’inscrit dans la lignée de cet article (cliquer ici pour voir de quoi je parle). Cette chose s’appelle « l’alliance thérapeutique ». Elle est essentielle à tout accompagnement thérapeutique. Je dis bien essentielle.

De quoi parlons-nous ?

Nous parlons collaboration, engagement mutuel, relation claire et saine autour d’objectifs définis et partagés… Nous parlons écoute, empathie, bienveillance, non-jugement, considération positive,…  Nous parlons d’un outil indispensable aux processus de développement personnel. Nous parlons d’une dynamique relationnelle spécifique.

Nous parlons de la relation entre le patient et son thérapeute. Nous parlons précisément de ce lien-là.

Et je dois vous dire, que ce sujet me passionne ! Je me souviens que durant les différentes formations que j’ai suivies, j’ai rencontré avec un plaisir immense, les concepts et les écrits de Carl Rogers, Abraham Maslow, Freud, Irvin Yalom… sur cet outil.

Pourquoi faire alliance ?

Pour être bien accompagné (le patient) et pour bien accompagner (le thérapeute). C’est une des conditions pour que le travail se fasse de façon constructive.

Le gros du boulot est selon moi, du côté du thérapeute… Le patient vient en général avec une demande (plus ou moins précise mais ce n’est pas un frein) et avec l’envie (plus ou moins forte) que sa situation s’améliore.

Le thérapeute, pour créer l’alliance avec son patient, doit être professionnel… formé donc (et supervisé c’est mieux). Il doit faire en sorte que l’alliance se créée. Sa posture, son écoute, ses interventions, ses compétences,… sont des facteurs déterminants, au service de la relation thérapeutique.

Une des clés est peut-être de se poser la question régulièrement :

–          Le patient : l’accompagnement proposé par mon thérapeute s’appuie sur quel type de relation ? Comment est-ce que je me sens dans ce travail personnel ? Est-ce que je me sens en confiance ? Libre et soutenu dans mon chemin ?

–          Le thérapeute : Comment est-ce que je me sens dans le travail d’accompagnement de Mme ou M. X ? Ai-je le sentiment de faire alliance avec mon patient ? Ai-je le sentiment que mon patient fait allié avec moi ?

Et si ça ne le fait pas ?

Que cela soit du côté du patient ou du côté du thérapeute, il est important de s’écouter (oui je sais je le dis presque à chaque article et notamment ici).

Vous ne « sentez » pas ce thérapeute ? Vous ne parvenez pas à vous relâcher en sa présence ? Vous êtes mal à l’aise ? Vous ne souhaitez pas ouvrir davantage votre cœur, votre âme ? Laissez tomber. Cherchez un autre professionnel. L’intuition, le feeling sont (souvent) d’excellents indicateurs.

Vous sentez qu’il est difficile de faire alliance avec ce patient ? Vous ne parvenez pas à créer les conditions favorables ? Les besoins de votre patient ne sont pas dans vos cordes ? La relation n’est pas « riche et vivante » comme le disait Carl Rogers ? L’authenticité n’est pas au rendez-vous ? Ecoutez cela en vous et si vous le souhaitez, partagez cette impression avec votre patient ? C’est intéressant d’échanger sur ce qu’il se passe (ou plutôt ne se passe pas). Cela peut être le départ vers quelque chose de plus vrai justement.

Des réajustements au long cours

L’alliance thérapeutique n’est pas établie un beau matin puis gravée dans le marbre pour toujours. Elle se construit avec le temps. Elle se transforme. Elle évolue.

L’essentiel est d’être dans la conscience de ce lien. Les évènements de vie, les évolutions font que patient et thérapeute avancent sur leur chemin propre. La relation elle, est en interaction constante avec les vécus de chacun. Elle mérite d’être ré-interrogée régulièrement

Bref, on s’écoute, on travaille et on ne s’endort pas ! Ok ? 😉

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