Cette semaine, avec plusieurs de mes clientes, nous avons parlé contrôle.

Besoin de contrôle, vouloir tout contrôler, envie irrépressible de maîtriser les choses ou même le comportement des gens, stress quand on ne peut pas s’assurer que tout est sous contrôle, etc.

En la matière, les déclinaisons sont multiples et variées !

Et puis est arrivé le fameux mercredi 19 mai. Jour de la réouverture des terrasses et autres commerces.

Je ne sais pas pour vous mais j’ai senti émotionnellement mais aussi physiquement, que la vis se desserrait.

J’ai senti que le retour à une vie « normale » approchait enfin. Un vent de liberté recommençait à souffler.

Ainsi il y avait d’un côté le besoin de contrôle de mes clientes et de l’autre, le goût de la liberté quasi retrouvée.

Le point central de toute cette réflexion ?

C’est simple.
C’est la peur.

Ce qui guide notre besoin de contrôle, c’est la peur. Ni plus ni moins.

Dès que nous avons peur, nous fermons. Nous verrouillons. Nous limitons. Nous faisons en sorte de ne pas être surpris, de ne rien découvrir, de ne pas être prise au dépourvu, de ne rien laisser au hasard, de nous préparer suffisamment pour supporter.

Comme ça, cela semble plus confortable. Plus facile.

Mais ce comportement contrôlant fait la plupart du temps écho à un manque de confiance en soi et en la vie.

Contrôler palie à la peur de ne pas y arriver, de se tromper, d’être blessée, de souffrir, d’être rejetée, jugée, etc.

L’intérieur ne semble pas assez solide pour relâcher la pression et se dire qu’on se fait confiance et que tout va bien se passer.

Non, impossible.

Contrôler les choses nous rend pas plus heureuses, non. C’est juste que cela nous donne le sentiment qu’ainsi, nous allons moins souffrir.

Est-ce que cela marche ?

Oui sans doute un peu quand c’est à petites doses. Histoire de rassurer notre mental qui cavale dans tous les sens en essayant de faire la liste complète de tous les risques que l’on encourt.

Mais à hautes doses, cela nous enferme. Nous rend dures, rigides, froides, méfiantes, suspicieuses, tendues, etc. A l’opposé du plaisir et de l’ouverture à la vie.

Pourtant, on a vécu. On a traversé pas mal de choses : des relations, des épreuves, de bons moments, d’autres plus douloureux. On sait tout ça car on est riches de toutes ces expériences.

Pourtant à chaque fois, c’est un peu comme si on était amnésique. On ne se rappelle plus qu’on peut le faire, qu’on peut le refaire, qu’on sait comment faire, qu’on peut se rassurer car on a la capacité de traverser tout un tas de moments plus ou moins confortables.

Alors, amnésique, on resserre de nouveau. Vierge de tout. Et la porte est de plus en plus petite. Plus grand chose ne peut rentrer.

Avant que l’on passe en mode « survie », peut-être est-il temps de se faire confiance non ?
D’intégrer tous les pas que nous avons faits.
D’intégrer nos forces et nos vulnérabilités (nous en avons tous).
D’intégrer que nous sommes définitivement capables.
Que chacune de nos expériences contient une leçon, une compétence, une capacité de plus. Et qu’en les mettant bout à bout, nous avons tout ce qu’il faut en nous pour faire face.

Nous pouvons ouvrir la porte un peu plus. Nous avons ce qu’il faut pour réagir. Nous pouvons compter sur nous. Et c’est peut-être cela qui peut nous rendre heureuses : savoir que nous pouvons puiser en nous pour bien nous occuper de nous. Quoiqu’il arrive. 

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