Je suis tombée sur cette citation de Lao Tseu et je me suis dit « ah bah justement c’est mon problème du moment !« . Merci Lao Tseu.

Mon « problème du moment » ?

Je vais vous le dire en toute franchise : j’ai du mal à prendre conscience de LA difficulté.

Je parle essentiellement du déconfinement. Des mesures prises.

Et de ce truc que je ressens depuis mardi, jour de l’annonce du processus : un tiraillement intérieur.

Toute décision de ma part me semble une décision inconfortable. Je n’aime pas ça.

Toute décision de ma part n’arrive pas à être une décision de coeur et d’âme.

Je suis tiraillée. D’un côté, la conscience qu’il serait bien que le pays se remette en marche (sans mauvais jeu de mots). De l’autre, la peur.

D’un côté, l’envie de retrouver mes clients, de l’autre, l’incertitude quant à la pertinence de remettre mes enfants à l’école.

D’un côté, la conscience que le COVID19 va nous coller aux basques encore un moment, de l’autre, l’espoir de retrouver ou trouver des repères qui me conviennent.

Bref, suis-je consciente de la réalité au point de pouvoir l’éviter ? 🤔

Je ne pense pas. J’ai l’impression de ne pas tout savoir. De ne pas tout embraser et que mes jugements sont faux, partiels, tronqués, à côté.

Je n’aime pas cela du tout. Je me sens désalignée, coupable de ne pas avoir une pensée plus « intelligente » à propos de tout ça.

J’essaie d’écouter mon coeur, mon intuition, mon âme. Mais là encore, il y a comme un truc pas « normal ». Ce n’est pas fluide, ce n’est pas évident, ce n’est pas naturel.

Lire aussi  Mes autorisations plutôt que mes jugements

Je me décide alors à me faire confiance, à faire confiance à l’Univers puis une minute après, je tombe sur un article qui met au jour de nouveaux symptômes chez des enfants.

Je manque de lumière et de sécurité je crois. J’ai le sentiment de devoir choisir entre la peste et le choléra. Ou en d’autres termes, entre la santé de mes enfants et celle de mon entreprise. Bon évidemment, ce n’est pas sur le même plan faut pas pousser mais je ne devrais pas à choisir au fond. Les deux sont importants pour mon équilibre.

Je devrais pouvoir être sereine en tout. Ou avoir les moyens de me rassurer. Je ne demande pas du 100%, je demande de quoi ménager en moi la chèvre (ça tombe bien je suis capricorne ! ♑) et le chou.

Là j’ai le sentiment de manquer de moyens. Je sais que je ne sais pas. Point barre.

Lao Tseu a sans doute raison. Mais sur ce coup, ce gros coup sanitaire et économique, je manque de conscience. Parole de sophrologue 😇 !

Je vais donc poser les briques de ma conscience l’une après l’autre. En essayant de les poser en conscience elles-aussi. Puis quand le muret sera un peu plus haut, je grimperais dessus et peut-être que j’aurais une meilleure visibilité ? 🧐

Je l’espère.

Car j’en ai besoin.

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