Selon Empreinte Humaine :

44% des salariés s’estiment en détresse psychologique au travail.
40% des salariés disent avoir des problèmes de sommeil, 37% des douleurs et tensions musculosquelettiques, 19% des problèmes digestifs, 26% des maux de tête et 10% des nausées.
6 managers sur 10 estiment ne pas faire leur travail comme ils le souhaiteraient.
Le taux de burn-out a doublé en un an.

 

Je le constate clairement moi-aussi, de ma place de thérapeute, le nombre de mes clientes en burn-out ou pas loin de l’être, a augmenté.

Tous les âges actifs, toutes les catégories socio-professionnelles, tous les métiers.

Il n’y a pas de règle.

Mais, il y a quand même des points communs aux « candidates » au burn-out. A force de les écouter, j’ai identifié quelques signes avant-coureurs récurrents.

 

1 – Un syndrome de la bonne élève

Ce syndrome de la bonne élève amène à surinvestir tout ce qu’on entreprend, à en faire des tonnes pour être appréciée et obtenir de la reconnaissance. Les personnes concernées par ce syndrome n’ont pas appris ou n’ont pas été autorisée à écouter leurs propres besoins, ni poser des limites.

Elles sont au service de l’entreprise, au service de l’équipe, au service de leur manageur.

Elles acceptent beaucoup et donnent beaucoup (temps, énergie, patience,…).

 

2 – Le manque de confiance en soi

Pendant logique au syndrome de la bonne élève : le manque de confiance en soi.

Doutes, remise en question, sensation de ne pas être à la hauteur, syndrome de l’imposteur, etc.

Les potentielles candidates au burn-out ne sont pas assez sûres d’elles et de leurs compétences. Alors elles en font toujours plus pour compenser cette confiance trop peu solide.

 

3 – Un fort besoin de reconnaissance

Tout le monde a besoin de reconnaissance. Cela fait partie de nos besoins.

Mais pour certaines personnes, ce besoin est sans fin. Car elles manquent de confiance en elles. Car elles ne s’aiment pas beaucoup. Car elles doutent en permanence de leur valeur et de leurs capacités.

Alors elles cherchent à tout prix de la reconnaissance, de la validation, de l’adhésion, de la réassurance. Et comme elles ne le trouvent pas à l’intérieur, elles se tournent vers l’extérieur.

Elles sont donc très sensibles voire dépendantes du regard ou du jugement des autres…

 

4 – L’incapacité à déléguer

J’aurais pu également mettre comme titre : « l’incapacité à faire confiance aux autres« . C’est la même logique.

On ne se fait pas confiance donc on ne peut pas faire confiance aux autres. On ne peut pas imaginer une minute que si les choses ne se passent pas comme on le souhaite, on puisse en toute confiance, redresser la barre.

Non. Alors on contrôle, on s’épuise, on se pense indispensable, seule à maîtriser, en charge d’une mission de haute importance qui ne supporte aucune erreur ou approximation.

Déléguer ? Jamais. Trop de risques. Trop de peurs.

Au moins, quand c’est fait par soi-même, on sait que ce sera fait « correctement ».

 

5 – Une très forte loyauté

La loyauté est sans doute une belle valeur ou une belle qualité. Mais lorsqu’elle protège les autres au lieu de soi, ce n’est plus si positif.

Dans le cadre professionnel, l’hyper loyauté empêche de lâcher. Empêche d’écouter sa fatigue ou ses limites.

Non je ne vais pas lâcher. Je ne peux pas les abandonner. Ca ne se fait pas. Ce n’est pas moi… disent certaines de mes clientes alors qu’elles sont au bord de l’arrêt maladie pour cause d’effondrement généralisé.

Ainsi, dès qu’un acte est posé pour souffler, se reposer, prendre de la distance, couper son téléphone en vacances, etc. – il est perçu comme une trahison. Un couteau dans le dos. Alors, on ne lâche pas, c’est plus confortable… Le stress devient chronique. Le burn-out se rapproche.

 

6 – Une faible estime de soi

La difficulté à s’écouter, à écouter les premiers signes de son corps (j’en parle au 10) et à prendre du recul sans culpabilité est nourrie par une mésestime de soi.

Je ne sens pas ma valeur alors je compense à 1000% pour me sentir le moins mal possible. Je suis dévouée pour me sentir utile et valorisée. 

Sauf que dans le monde du travail, certain(e)s manageurs en profitent (consciemment ou non).

Comme je le dis souvent : les candidat(t)s au burn-out sont souvent les éléments les plus investis et les plus loyaux…

 

7 – L’exigence

Les potentielles candidates au burn-out vivent dans l’exigence permanente. Tout doit être parfait. Tout doit être fait dans les temps.

Et tout le monde doit être aussi mobilisé, sinon ce sont des feignasses ou des incapables.

Nous parlons de l’entreprise mais cette exigence est bien souvent générale. Elle s’exerce sur soi-même, sur le/la partenaire de vie, sur les éventuels enfants, amis, famille, collègues, animaux domestiques… !

Avoir de la rigueur, c’est tout à leur honneur. Mais là on parle d’une écrasante exigence.

 

8 – L’impatience

Extension logique de l’exigence : le rapport au temps.

Tout doit être fait, terminé à temps.

Ainsi, le temps est pressé, speed, on en a jamais assez, on en manque tout le temps.

D’ailleurs, ces potentielles candidates au burn-out ne vivent pas dans le moment présent. Leur vie est une to-do list perpétuelle dans laquelle tout doit être anticipé. Vite, toujours plus vite !

 

9 – L’incompréhension

Restructuration, nouvelles recrues, fusions, rachat, déménagement professionnel, changement de bureau, changement d’équipe, nouvelle direction, etc. … Tout changement fait peur.

Surtout lorsque cela dure des mois et que les informations arrivent au compte-goutte… Le manque de confiance crée de l’incompréhension face au changement-même.

Que vais-je devenir ? Et si on s’apercevait que j’étais nulle ? Je vais perdre mon emploi ! 

 

10 – Des douleurs corporelles & des dysfonctionnements

Toutes mes clientes effectivement diagnostiquées en burn-out et arrêtées par leur médecin, me le disent, lorsqu’elles arrivent, encore sous le choc dans mon cabinet :

Mon corps m’envoyait des signes mais je n’ai pas voulu les voir… 

Quand le stress est trop fort trop longtemps (stress chronique), le mental continue de « gérer » (c’est ce qu’il croit en tous cas) mais le corps lui, au bout d’un moment, commence à ne plus pouvoir « gérer » justement.

Alors, il se manifeste comme il peut : troubles du sommeil, troubles de l’appétit, fatigue intense, chutes accidentelles, problèmes cutanés, bruxisme… etc.

Chez toutes ces personnes, il y a comme une première alerte qui semble ne pas retentir.

Souvent les suivantes, sont beaucoup plus fracassantes, malheureusement.

 

 

Si vous vous reconnaissez dans ces caractéristiques, la prévention est de mise. 

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