Dans mes itinérances livresques, je suis tombée sur cette distinction “la persévérance n’est pas la persistance“.

Ah ? C’est à dire ?

Je ne sais pas pourquoi mais cela m’a parlé. (Enfin si je sais pourquoi, je suis quelqu’un de très persévérant. Je ne lâche pas l’affaire facilement. Je suis tenace !)

J’ai eu comme un flash.

Je me suis dit : “Et si par moment, je m’entêtais un chouilla ?” 😉 #meuhnon

Revenons aux sources pour comprendre :

La persévérance est l’acte de persévérer c’est à dire “demeurer ferme et constant dans un sentiment, une résolution“.

La ténacité est “la persistance d’un état d’esprit, d’une opinion, dont on ne peut pas se défaire“.

La persistance quant à elle, est “l’obstination dans un comportement“.

Et l’obstination : “action de persévérer dans une entreprise par parti pris ou par esprit d’opposition“.

Oui je sais, vous n’êtes pas là pour un cours de français. Moi non plus même si j’aime les mots vous le savez.

Pour autant, je trouve qu’examiner ces 50 nuances là, n’est pas inintéressant. Voire éclairant !

Une question de curseur ?

Quand nous sommes dans la persévérance ou la ténacité, a priori cela parait juste. Nous fournissons une énergie durable pour parvenir à ce que nous estimons adapté et atteignable.

Par exemple :
Je travaille beaucoup pour réviser mon examen.
Je me dépasse physiquement et mentalement pour terminer ce trek.

Je place le curseur au bon endroit pour moi, car sans cette persévérance je ne pourrais pas atteindre mon but. Le challenge me concerne et me rend heureux. Je suis là où j’ai envie d’être, en conscience et de façon alignée.

Ou une incapacité à voir la réalité telle qu’elle est ?

Quand nous sommes dans la persistance ou l’obstination, la donne change.

Nous passons de quelque chose de motivant à quelque chose d’obsédant. Nous passons de plaisir à ego. Nous passons de bonheur à soumission.

Bref, croyant souvent bien faire, nous sommes allés trop loin.

Du coup, la situation nous désaligne. Nous modifions notre façon d’être. Ce n’est plus la spontanéité qui nous guide mais “le mode survie”.

Par exemple :
Je vais mal, je suis stressée, mon corps m’envoie des signes d’épuisement à longueur de semaines mais je ne prends pas la décision de me poser ou de m’arrêter un peu.

J’essaie d’aider mon compagnon dépendant de l’alcool. Je lui
trouve les coordonnées de psychiatres, d’addictologues, j’essaie de l’écouter, de le bouger mais rien n’y fait. 
Je cherche encore et encore une solution et je m’essouffle. 
Je ne me résous pas à accepter son état passif. Je veux qu’il se soigne. 

Le curseur n’est plus au bon endroit. Il est beaucoup trop loin de nous. Nous nous sommes éloignés de nous-même. Nous ne voyons plus les choses telles qu’elles sont véritablement. Nous luttons désespérément en estimant pouvoir changer la réalité. Or ce n’est pas possible. Pas possible pour tout un tas de raisons pour lesquelles nous ne pouvons pas agir ou ne voulons pas agir.

Alors, en rétablissant ces nuances dans notre esprit, nous pouvons nous poser la question : confondons-nous parfois persévérance et persistance ? 😉

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