Il y a de multiples raisons pour lesquelles nous avons du mal à nous aimer. Nous apprécions une partie de nous, des morceaux, certaines actions, certaines attitudes, mais nous ne parvenons pas à nous donner un amour inconditionnel. 

Nous nous challengeons à coups de “quand j’aurais fait ça…” je serais plus heureux/se, enfin heureux/se. 

Nous nous martyrisons à longueur de temps en nous dévalorisant, en nous critiquant, en nous jugeant négativement. 

Les parties de nous que nous n’aimons pas sont continuellement soumises au regard des Autres, à leur jugement. 

Nous culpabilisons sur ce que nous faisons et sur ce que nous ne faisons pas. Nous culpabilisons sur ce que nous disons ou ce que nous taisons. 

Nous mettons la barre tellement haute que de toute manière, personne ne peut l’atteindre. Nous nous rêvons parfait/te. 

Dans ces conditions, difficile d’être ami avec soi-même… 

La bonne nouvelle, c’est que l’estime de soi se travaille ! C’est comme un muscle. 

Ça vous dit de vous remettre au sport ? 😉

 

1/ Apprendre à se connaitre 

Rappelez-vous lorsque vous êtes tombé amoureux/se : vous avez rencontré une personne que vous vous êtes mis à côtoyer. Puis vous avez senti que vous appréciez bien cette personne jusqu’au moment où vos sentiments vous sont apparus clairement. Avec le temps, vous avez appris à la connaitre dans toutes ses dimensions, les meilleures comme les moins sympas. La personnalité et les fonctionnements de cette personne ne se sont pas révélés au premier regard. Vous avez appris, construit, accueilli. 

Et bien j’ai la conviction maintenant que entre nous et nous-même, c’est la même chose. 

Nous naissons et nous prenons conscience au fur et à mesure que nous grandissons que nous ne sommes pas toujours à l’aise, confiant, sûr de nous. en toutes circonstances… Mais aussi que nous avons pleins de ressources positives. Notre rapport à nous-même se dessine. Notre histoire, notre parcours, nos expériences fournissent des clés de compréhension. Et pour nous aimer pleinement, nous devons faire ce même chemin : apprendre à nous connaitre. 

En la matière tout est possible, selon les personnalités, les profils, les centres d’intérêts : thérapie, stage de développement personnel, tests psychologiques, groupes d’échanges/de paroles, livres de sciences humaines, coaching, médecines douces,… Mais aussi : voyages en solo ou en groupe, bénévolat culturel ou sportif, activités créatives ou artistiques,… etc. 

L’objectif est de se vivre, de s’observer, de se ressentir, de s’analyser dans de multiples situations pour mieux appréhender fonctionnements, comportements, émotions, place, peurs, potentiels, talents, compétences, qualités, etc. 

Car chaque expérience nous apprend quelque chose de la vie et quelque chose nous-même. Que cette expérience soit heureuse ou non. En capitalisant sur nos moments vécus, nous commençons à tisser une cartographie de qui nous sommes. 

 

2/ S’accepter pleinement (essayer en tout cas !)

Peut-on s’accepter pleinement ? C’est à dire, dans toutes nos dimensions ? Je l’ignore. Mais ce qui est certain c’est que nous pouvons apprendre à nous accepter majoritairement. Il y aura toujours des petites choses qui nous agaceront chez nous (notre nez, notre trop franc-parler, nos retards, nos petites lâchetés, notre tendance à manger nos émotions,…) mais ce qui compte, c’est que dans la plupart des cas, nous sachions qui nous sommes au fond et comment nous réagissons. Cela ne nous dédouane pas de “travailler sur nous” pour augmenter notre confort mais cela nous rend la vie plus fluide. 

C’est avant tout une question de conscience bienveillante. 

 

3/ Légitimer ressentis et émotions

J’entends par là, donner de la valeur à ce que l’on ressent car c’est vrai pour soi-même. Si je suis en colère et que je ressens de la colère dans mon ventre par exemple, cela est vrai pour moi. Je ne peux pas l’ignorer. 

Dès que nous accueillons et écoutons en nous ce qu’il se passe parce que c’est important et que nous savons que c’est important, nous sommes plus proche de nous-même. Nous faisons de nos ressentis, des guides légitimes. Nous entendons nos besoins les plus profonds et pouvons ainsi, y répondre le mieux possible. 

Lorsque nous n’écoutons pas nos ressentis, nos émotions etc., nous nous éloignons de nous-même. Nous nous déconsidérons en estimant que ces sensations n’ont pas d’intérêt ou de valeur. Nous collons alors un peu plus aux fonctionnements des Autres (qui eux, “sont/savent sans doute mieux que nous”) et nous nous créons nos propres malaises/souffrances.

Mais ce fonctionnement marche un temps seulement… (et heureusement !). 

 

4/ Se positionner 

Si nous commençons à nous connaitre, puis à nous accepter de plus en plus et enfin à nous écouter de façon naturelle et authentique, nous ne pouvons plus “faire semblant“. 

Nous ne pouvons plus faire comme si. 

La qualité de notre authenticité augmente de fait. Puisque nous nous donnons de la valeur et que nous nous sentons valable, nous n’acceptons plus ce qui nous prive de notre liberté d’être et d’agir. Nous nous préservons mieux, nous faisons des choix adaptés à nos besoins réels. Nous ne faisons moins de compromis et ceux que nous faisons, sont fait en conscience. 

Peu à peu, nous gagnons en confiance et en estime personnelle. Nous apprenons à exprimer nos limites, nos envies, nos choix. Nous nous détachons du regard ou du jugement des Autres. A l’image de cette citation qui circule régulièrement sur le net : “Et puis un jour on s’en fout et ça fait du bien” !

Faire avec soi plutôt que contre
Dépasser nos souffrances et les situations délicates que nous traversons avec nous-même plutôt qu’en luttant contre nous-même. 

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