Logique implacable de ce proverbe Maori qui fait beaucoup de bien en cette rentrée bizarre !

J’avais envie d’écrire sur tout un tas de sujets (il faut dire qu’en 3 semaines de vacances, j’ai eu le temps d’en noter quelques-uns !) et puis finalement, je suis tombée sur ce proverbe.

Je l’ai trouvé positif, motivant et lumineux.

Et puis je l’ai aussi trouvé intéressant par rapport à ce que j’essaie de promouvoir dans mes accompagnements.

Car si ce proverbe est effectivement ce que j’appellerais « le gros titre », autrement dit, le but ou l’idéal à atteindre, la mise en oeuvre elle, peut s’avérer moins « fingers in the nose »…

Les Maori nous invitent en quelque sorte à nous tourner vers le positif plutôt que vers le négatif.

Ils nous proposent de diriger notre regard, notre conscience vers ce qui va bien et de nous défocaliser de ce qui est plus sombre.

Au-delà de la proposition que je trouve très séduisante, je me demande :

  • Est-ce que regarder l’ombre en face est forcément nuisible, hostile, dommageable ? Pas sûr…
  • Pour qu’il y ait de la lumière, ne faut-il pas qu’il y ait de l’ombre ? Pour sûr !
  • Ne pas regarder notre ombre dans les yeux, lui donne t-elle moins de pouvoir ? Pas sûr.
  • Regarder le verre à moitié plein est-il facile ? Pas toujours.

Bref, ce que je veux dire c’est qu’entre l’injonction au bonheur et le choix du bonheur, il nous faut trouver notre place.

Entre conscience et distance. Entre responsabilité et recul. Entre réalité et justesse. Entre lucidité et optimisme. Entre motivation et accueil.

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Toutes ces notions que nous visitons et revisitons avec mes clients en séance…

Passionnant !

L’enjeu selon moi, c’est d’être ni dans « notre marmite » (comme disait ma psy), à patauger sans fin dans nos méandres de souffrance, à tourner et à touiller sans cesse nos douleurs… Ni dans le sourire « Miss France » à toute épreuve, celui du « je vais bien tout va bien tout le temps avec tout le monde ».

C’est à dire, dans notre justesse ici et maintenant.

En nous ouvrant à l’idée que voir le verre à moitié plein peut nous permettre de nous aider à remplir ce verre que nous estimons être à moitié vide.

Vous voyez le truc ?

Si je ne peux pas envisager la lumière, comment me sortir de l’ombre ? L’ombre devient ma réalité, je ne la remets pas en question. Je reste dans cette ombre.

Alors, peut-être pouvons-nous nous mettre / nous remettre à tourner notre conscience vers ce qui va bien, pour nous aider peut-être à traverser ce qui va moins bien ?

Cette rentrée (tous comme ces 6 derniers mois…) restera spéciale, étrange, incertaine et insécurisante probablement pour beaucoup.

Mais, il y a de la lumière autour et en nous j’en suis certaine.

Ce n’est pas une proposition de déni collectif. Non, je ne suis pas déconnectée de ma réalité.

C’est une proposition de boostage de force. De remobilisation de nos ressources, de nos potentiels, de nos petites lumières personnelles et collectives.

Cela ne réglera pas tous les problèmes c’est vrai.
Mais sans doute que comme le disait Aznavour, ils seront « moins pénibles au soleil ».

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