cantonaIl y a quelques semaines, le magazine Elle a publié une interview d’Eric Cantona et de sa femme sur la thématique du couple.

Nous sommes tous d’accord, le couple, c’est the dossier. Ça fait jouir, ça fait peur, ça fait mal, ça fait du bien, ça fait cogiter, pleurer, se dépasser,… Bref, c’est du lourd. Les relations amoureuses occupent beaucoup nos pensées, c’est certain.

En parcourant le dit article, j’ai noté quelques phrases intéressantes de Cantona (la bio de Rico ici aukazou)… et je me suis dit que l’une d’entre elles avait toute sa place parmi les citations bien-êtrologiques !

Voici :

« Parfois on confond le sentiment de jalousie avec le sentiment d’amour : on croit aimer parce qu’on est jaloux. Alors que c’est juste notre ego qui est touché. On veut posséder l’autre ».

Pas mal non ? L’est fort Rico (bon là sur la photo issue de Google, il a l’air un poil fâché mais j’ai découvert qu’il avait un vrai fan club ! Rico président !).

Bref.

La jalousie dans le couple… vaste sujet donc.
Sans doute faut-il d’emblée distinguer la jalousie « naturelle » de la jalousie maladive. C’est d’ailleurs ce que dit notre Rico précédemment dans l’interview « La jalousie ne doit pas empêcher l’autre de s’épanouir, mais c’est un sentiment naturel, peut-être même nécessaire ».
Ça rappelle la naissance de notre frère ou de notre sœur… Ou notre camarade de collège qui avait tellement plus le swag (c’est à dire du charisme ou du style) que quiconque… Et finalement pour nous, cette sorte de peur de ne plus être aimé(e) ou de ne pas être à la hauteur.

Un truc humain en fait 🙂

La jalousie maladive en revanche enferme et fait profondément souffrir la personne jalouse et celle qui est jalousée. La totale.

De façon générale, la jalousie dit quelque chose d’une insécurité. Nous ne sommes pas sûrs que nous sommes légitimes, aimables, aimés,… (rayez la mention inutile). Et ainsi les Autres sont ou ont forcément toujours mieux  ou plus quelque chose que nous. Nous ne sommes donc jamais assez bien aux yeux des Autres… Notre vision du monde est en permanence influencée par ce ressenti, de l’envie à la haine parfois.

Dans le couple, cette insécurité peut être plus ou moins importante et se traduire par des anxiétés voire des angoisses, du stress dans le relationnel, de la suspicion, un mal-être, une frustration… et finalement peu ou pas de confiance, des difficultés de communication et beaucoup d’énergie négative. Beaucoup trop.

C’est Rico qui a raison il me semble : il y a bien là-dessous une histoire de volonté de possession. Rendre Alter objet plutôt que sujet pour mieux le contrôler. Cela traduit très certainement un manque de confiance en soi et un manque d’estime de soi. Cela se manifeste par une incertitude. Incertitude d’être aimé(e), incertitude d’être valable… Bref, nous ne nous accordons que peu de valeur estimant par conséquent que notre partenaire va se détourner pour mieux. Il y a toujours mieux que nous quelque part. Une femme ou un homme qui aurait plus, qui serait davantage, qui ferait mieux…

Grosse pression.

Oui grosse pression. Car dans ce cas-là, quel épanouissement possible ? Quel plaisir à aimer ? A être ensemble ? Quel type de lien amoureux ?

Ainsi, en guise de conclusion (et oui nous sommes le point de conclure :)) et pour boucler la boucle cantonesque (j’aurais pu mettre cantonale mais… non), nous pouvons toutefois (avec l’aide de la sophrologie) :

1/ Travailler notre confiance et notre estime. De toutes façons ça ne fait jamais de mal ! Et pas que dans le couple… Dans toutes les sphères de notre vie, ces deux capacités sont grandement utiles pour nous épanouir et vivre la vie que nous désirons en toute liberté.

2/ Nous remémorer nos réussites, nos bons moments, nos partages, nos succès, nos chouettes émotions… pour ancrer en nous que nous sommes valables, aimables, capables de faire de belles choses et de vibrer !

3/ Changer notre regard sur l’Autre, le revisiter dans son altérité. Apprécier la différence permet d’apprécier davantage les singularités de chacun. Pas facile vous allez me dire et vous aurez raison. Cela demande de cheminer et requiert du temps mais nous le valons bien. Le retour sur investissement est énorme. Cela permet de se réaffirmer, de moins dépendre d’autrui, de faire des choix pour soi, de ne plus vouloir changer les Autres et ainsi d’accroitre notre pouvoir d’agir.

Rico, grâce à toi nous marquons des points pour gagner le match du bonheur à deux ! (arf)

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