Cela n’aura échappé à personne : il fait un temps de chien !

[Ou un “temps de grenouille” comme dirait mon fils de 5 ans].

En tout cas, ici en Sud Gironde, c’est pluie tous les jours depuis quasiment début décembre voire depuis les vacances de la Toussaint.

(Non non je n’exagère pas !).

En campagne, la pluie en continu signifie :

de la boue méga glissante sur les chemins de vignes,

un dress-code à base de bottes en caoutchouc qui finissent dégueu (et donc de paire de chaussures de rechange pour ne pas arriver au travail déguisée en motte de terre),

une vitesse adaptée en voiture pour laisser passer sans encombre sangliers en famille et couple de chevreuils,

des feux de croisement (pas de réverbères ici sur les petites routes…) pour contrer le ciel gris qui enveloppe la pluie,

Des essuie-glaces en total burn-out !

 

Bref, du typique !

Et on a beau être sophrologue, branchée sur la pensée positive, la gratitude, la méthode Coué, l’accueil des sensations, la conscience du moment présentLà, y en a gavé marre !

Ce que je ressens ?

Ben justement, j’y réfléchissais ce matin au volant de ma voiture, alors que mes essuie-glaces me suppliaient une journée de RTT.

En fait :

J’ai l’impression d’attendre.

De guetter.

De devenir un peu une parano de la météo.

De développer un TOC avec mes applis météo consultées compulsivement.

J’ai l’impression d’attendre le retour de quelqu’un qui me manque.

J’ai l’impression d’être punie. Punie de soleil, punie de lumière, punie de sécheresse.

J’ai comme la sensation d’être prise en otage. De payer une peine.

Je me sens privée de liberté, ne pouvant plus m’adonner à certaines activités extérieures.

Je me sens contrainte et empêchée.

Je me sens privée de vitamine D…

Je me sens véritablement enfermée sous ce ciel trop gris qui ne se dégage pas.

Dame Nature a beau nous envoyer des arcs-en-ciel à gogo (#gratitude), et j’ai beau faire mantra du dicton “Après la pluie le beau temps”, cela ne me console pas vraiment. Ou alors quelques minutes.

 

Il y a des années (plusieurs dizaines en fait, alors que j’étais pré-ado…#laquarantaineépanouie), j’avais décidé que chaque jour de pluie était nécessaire car il permettait de nettoyer nos peines, nos âmes, nos cœurs, nos douleurs – et les trottoirs par la même occasion.

Du coup, je n’ai jamais été sensible à la pluie ou au mauvais temps. Jusqu’à ces dernières semaines, j’accueillais la pluie avec plaisir estimant qu’elle avait du nettoyage à faire et qu’après cela, nous nous sentirions plus légers…

Avons-nous en ce moment, tant de peine qu’il faille des semaines entières de nettoyage ?

Car force est de constater, qu’en ce moment, nous sommes en plein nettoyage de printemps mais sans le printemps ! 

Ainsi, je souhaitais partager avec vous, mon ras le bol météorologique du moment. Et avoir peut-être la joie de lire dans vos commentaires que je ne suis pas la seule 😉

 

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