Voilà ce que m’a dit un de mes clients en début de semaine :

J’en ai marre de faire des efforts…

Et vous savez ce que je lui ai répondu ?

Eh bien arrêtez d’en faire !

Cela fait plusieurs semaines que nous travaillons ensemble sur sa problématique d’élocution (trouble de la parole).

Mais pas que.

Nous travaillons aussi à développer sa capacité à se détendre, à relâcher ses tensions et à prendre confiance en lui.

Il pratique de façon très assidu les différents exercices de sophrologie que je lui ai montrés.

Mais depuis quelques temps, il se dit lassé

Malgré ses progrès, malgré les retours positifs de son entourage sur les améliorations constatées, sa motivation est en baisse.

Alors dans un soupir, il a simplement dit : “j”en ai marre de faire des efforts… “

Et je dois dire que cette confidence m’a énormément plu 🙂

Oui oui !

Aussi bizarre que cela puisse paraitre, je m’en suis réjouie. 

Pourquoi ?

1/ “Effort” est un mot qui sonne bof !

Ça sent la contrainte. Ça sent le coup de pied aux fesses…

Et dans ma pratique, j’essaie plutôt d’emmener mes clients vers du plaisir et de l’intégré (c’est à dire à intégrer peu à peu la sophrologie au quotidien de façon naturelle et agréable).

Plaisir de respirer, de bouger, de sentir son corps, de prendre conscience de soi,…

Plaisir de reproduire chez soi quelques mouvements, quelques profondes respirations.

Plaisir de prendre soin de soi, d’évoluer dans le sens souhaité, de se (re)découvrir.


2/ Mais c’est un mot à entendre !

En matière de thérapie, les choses ne sont pas linéaires. Il y a des processus

Comme disent mes clients : “j’avance”. 

Mais parfois, nous pouvons avoir le sentiment que nous stagnons, voire que nous souffrons injustement par rapport au boulot qu’on fait sur soi !

C’est vrai.

Le processus thérapeutique est sinueux.

Mais comme c’est un processus, ça avance de toute façon.

Les stagnations ne sont pas des échecs ou des retours à la case départ.

Les ras-le-bol ou les doutes disent quelque chose du ressenti de la personne. Ils font partie du “travail”.

 

3/ Afin (pour une fois) de se faire confiance ?

Lorsque je lui ai répondu d’arrêter tout effort, mon client a écarquillé les yeux !

Ah bon ? Comment ça ? Et tout ce chemin parcouru ? C’était pour rien ??

Non mais par moment, nous avons le droit (ha !), nous pouvons (si si !), nous devons (!), relâcher nos efforts.

Trop d’effort tue l’effort, en quelque sorte.

Alors, décidons de lâcher la bride.

Et voyons ce qu’il se passe.

Vous savez ce qu’il va se passer ?

Je vais vous le dire :

Rien de grave ! Au contraire 🙂

En lâchant, on se découvre dans sa “nouvelle” peau. Celle que l’on peaufine en thérapie. Et dont on va finalement enfin profiter.

En lâchant, on constate que tout le chemin parcouru justement a été utile et porte ses fruits de plus en plus naturellement.

En lâchant, on sent, on ressent la force en soi, la confiance, l’acquis de nos avancées…

En lâchant, on fait autrement, on se débrouille et le vécu est souvent beaucoup moins flippant (douloureux, angoissant, vide,…) que ce qu’on avait imaginé.

En lâchant, on prend surtout du plaisir à être soi.

Juste soi.

De façon juste.

Et cette sensation unique, transforme les efforts en “étapes”, en “petits pas”, en quelque chose de concret pour son propre épanouissement.

 

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