Depuis que je suis petite, j’écris. Je me rappelle nettement le plaisir que j’avais à tracer de belles lettres sur le papier lisse.

Je me souviens aussi de l’odeur caractéristique des fournitures neuves à la rentrée, comme une promesse de renouveau.

Au départ, ce sont les objets qui m’ont séduite : les crayons, les stylos feutre ou plume, les carnets à spirales ou sans, les rubans marquant les pages, les élastiques maîtres de l’ouverture des pages,…

Puis l’écriture a changé de statut. D’esthétique, elle est devenue expression de mes souffrances d’ado. Je prenais mon stylo à plume et je partais à l’abordage de mes émotions.

J’ai multiplié peu à peu les supports et les formes d’écriture : un blog anonyme, des poèmes, des textes de chanson, des nouvelles, des articles, des pages et des pages de journal intime,… Et à chaque fois, cette magie si spécifique a opéré.

De cette magie est né l’outil. L’outil thérapeutique.

Pour moi chaque jour, chaque matin. Puis dans mon activité, pour celles de mes clientes que cela intéresse.

 

Comment le fait d’écrire peut-il être un outil de développement personnel ?

Ecrire permet de mettre des maux ou des moments de vie – en mots. Cela requiert donc un regard tourné vers soi. Et en tant que thérapeute, c’est là que je trouve cela particulièrement pertinent !

 

Ecrire nos émotions quand elles débordent, permet de les réguler plus facilement. Les écrire c’est leur donner un nom, une forme, une caractéristique, un message,… Et une fois fait, notre perception s’avère meilleure, plus fine et surtout juste pour soi-même. L’apaisement apparait enfin…

 

Ecrire chaque jour 2 ou 3 pages dans un journal amène à fixer le temps et à mieux accueillir son état d’humain. Humain pensant, ressentant, agissant, aimant, doutant, désirant,… Et si un matin, les mots ne semblent pas venir, ils finissent toujours par arriver. En faisant cela, 365 jours par an (ou presque), on entretient un dialogue conscient avec soi. On ne s’évite plus soi-même. On apprend de soi.

 

Ecrire des affirmations positives, comme des mantras pour activer et soutenir nos ressources et nos potentiels. Je ne compte plus le nombre de clientes à qui j’ai proposé de prendre des post-it pour y  écrire : « Je m’aime et je m’accepte telle que je suis » pour les coller sur leur miroir de la salle de bain ou sur leur frigo afin de booster estime et confiance personnelles.

 

Ecrire des listes bienfaisantes. Des listes de gratitudes, des listes d’envies, des listes de fiertés, des listes de succès, des listes de projets,… Pour changer des to-do lists contraignantes et développer plus de positif en nous.

 

Certains diront qu’ils se savent pas écrire. Qu’ils font des fautes. Qu’ils ne trouvent pas les mots.

Mais, on s’en fout. Ce n’est pas là que ça se passe. J’ai pu le constater en animant des ateliers de développement personnel. Ecrire quelques mots pour exprimer ce qu’on ressent ne demande aucune compétence spéciale. Il suffit de s’écouter et de retranscrire.

Alors, osons. Osons cet exercice de « coming-out » intérieur ! Pour plus de liberté d’être et plus de sérénité.

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