J’aime bien le sujet de “la prise de décision“. Je le trouve totalement passionnant ! 

Parce que mine de rien, chaque jour nous prenons environ 35 000 décisions… dont la grande majorité (+ de 99%) est inconsciente

Si décider de manger une pomme plutôt qu’une banane n’amène pas (généralement #saitonjamais) de “prise de tête” ou de “nœuds au cerveau”, d’autres décisions nous torturent véritablement. 

Nous hésitons. Nous doutons. Nous envisageons toutes les options. Nous nous interrogeons longuement pour être bien sûr de prendre la bonne décision. 

 

C’est quoi une “bonne décision” d’ailleurs ? 

Une bonne décision est peut-être une décision : 
– issue d’un profond alignement entre notre mental et notre cœur,
– qui apporte de la satisfaction,
– remplie de sens, en cohérence avec nos valeurs et nos aspirations, 
sécurisante

Dans cet objectif (prendre la bonne décision), plusieurs paramètres entrent en ligne de compte, tout comme plusieurs leviers s’activent. 

Le mental, le cœur, l’analyse, l’instinct, la réflexion, le temps, le nombre d’options, l’influence extérieure, l’intuition, l’état émotionnel, l’urgence,… etc. 

Et bien sûr la peur.

Nos peurs participent à nos choix. 

Nos peurs mettent leur grain de sel dans nos processus d’élimination de solutions. 

Décider nécessitant de choisir, la peur restreint nos possibilités.

 

Amputation décisionnelle 

Prendre une décision en fonction de nos peurs, ampute. 
Nous n’avons plus l’ensemble des cartes en main. Nous avons celles qui nous permettent de rester dans notre zone de confort. Car au-delà, il y a trop de risques. Trop d’incertitudes, trop de points d’interrogations. 

Et même si notre cœur tambourine à la porte du lieu secret où s’élabore nos décisions, nos peurs parlent (souvent) plus fort. Elles ont les bons mots, les bons arguments pour dire à notre cœur qu’il est un peu “trop fou”, “trop aventureux”, “pas assez raisonnable”, “pas sérieux”… Et notre mental, saturé de logique et de rationalité, finit convaincu que nos peurs ont raison. 

 

Effet boomerang

Quelques temps après (quelques secondes, quelques heures, quelques jours après…), un malaise s’installe. Une fois la décision prise et annoncée, cette sensation de perplexité qui était née tout de suite après, tend à s’amplifier. 

Notre corps rentre en tensions. Notre mental tricote, détricote et retricote en boucle. Notre cœur se serre. 

Tout notre organisme semble nous demander : 
es-tu bien aligné ? 
– es-tu authentiquement satisfait ? 
– ta décision a t-elle du sens ? Est-elle en conformité avec tes valeurs et tes aspirations ? 
– te sens-tu en sécurité ? 

Et dans un sentiment d’amertume et de déception, nous sentons pointer la réponse à ces questions entre nos lèvres : non

 

Au-delà 

Une décision prise par la peur limite le champ des possibles en faisant taire le cœur. 

Elle pose une muselière sur l’élan du cœur, sa créativité, son audace, sa confiance, son intuition pure. 

Enfant, le cœur était encouragé et soutenu. “Ecoute ton cœur”, disait Maman. “Que te dis ton cœur ?” demandait Grand-Père…  
Adulte, le cœur est prié de ne plus intervenir. Le Directeur de l’Entreprise ne consulte pas son cœur pour prendre une décision. Il consulte son mental, le département Peurs & Risques, le service Analyse…

Pourtant, il y a un au-delà. Il existe un espace vertueux au-delà de nos peurs. 

Pour y accéder, il est nécessaire de dépasser nos peurs. C’est à dire, de les écouter puis de privilégier notre cœur. 

Le cœur sert notre motivation et notre joie.  
Les peurs servent notre façon de procéder. Elles peuvent trouver leur place dans notre processus de décision mais ne doivent rien entraver. Elles apportent une information qui nous pouvons intégrer mais qui ne remet pas en question ce que notre cœur nous dicte. 

Si mon cœur me crie régulièrement de changer d’activité professionnelle pour enfin suivre une formation dans le but d’exercer le métier qui me passionne depuis longtemps (par exemple ébéniste) alors que j’approche de la quarantaine, mes peurs (d’échouer, de ne pas gagner ma vie, d’être trop âgé(e)…) elles, prennent vite le pouvoir en calmant mon enthousiasme jusqu’à ce qu’il s’éteigne. 

En revanche, si j’écoute les arguments de mes peurs : je fais en sorte de mûrir ma réflexion, de choisir la formation qui me correspond le mieux, d’étudier précisément si mon âge est un problème, d’examiner quelles possibilités financières s’offrent moi objectivement, etc. et d’avancer avec sérénité vers ce qui me tient profondément à cœur… ! 

Une peur regardée en face est une mine d’informations. Une peur que nous prenons dans nos bras, permet de faire un pas de plus vers notre bonheur.  Une peur que nous écoutons démultiplie notre processus d’alignement. 

Rappelons-nous des fois où nous avons dépassé notre peur ! Qu’attend-on ressenti ensuite ? Sans doute un sentiment de puissance personnelle auquel on ne s’attendait pas. Sans doute le plaisir de nous découvrir audacieux, courageux, aventureux et capable de sécurité intérieure. Sans doute, l’envie aussi de suivre notre cœur encore plus souvent… 

 

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