Autant nous sommes calés pour prendre soin des Autres, autant quand il s’agit de nous, nous n’avons pas toujours le mode d’emploi !

Décortiquons cette expression pour l’appréhender dans toutes ses dimensions. Cela nous aidera peut-être à voir où ça coince 🙂

Prendre” : bon déjà, le cadre est posé, une action volontaire est nécessaire. Prendre soin de soi revêt un aspect “militant” j’ai envie de dire. Si nous ne bougeons pas, il ne se passe rien. L’expression n’est pas “Laisser le soin venir à soi” non. L’expression marque une démarche, un processus, une décision.

Pas de décision, pas de chocolat.

Soin” : le soin ou les soins sont “des actes par lesquels on veille au bien-être de quelqu’un“. Soi en l’occurrence ici. Ainsi, après la décision, vient l’action ! Quel soin ? Quels actes ? Quelles actions ? Et la notion de veille, qui amène la notion de continuité et de prévention.

De soi” : il s’agit de s’octroyer la décision et les action(s) de façon totalement naturelle. Mais pour cela, encore faut-il s’estimer, s’aimer ou simplement se sentir singulier/ère et légitime.

C’est une posture active.

 

Parmi les soins possibles, nous pensons assez directement au minimum syndical ou plutôt au minimum vital : manger, boire, dormir, respirer.

Bien que basiques, ces soins sous forme de besoins vitaux ne sont pas si évidents pour tout le monde. Troubles alimentaires, déshydratation, troubles du sommeil, respiration inconsciente, plexus bloqué,…

Ensuite, en matière de soins, il y a toute la panoplie des besoins décrite par Maslow :

– besoins de sécurité (du corps, de la santé, de l’emploi, de la propriété, etc.)

– besoins sociaux (amour, amitié, appartenance à des groupes, intimité, etc.)

– besoins de confiance, d’estime personnelle, de reconnaissance de la part des Autres, respect…

– besoin d’accomplissement personnel.

 

Ainsi : prendre soin de soi, c’est faire en sorte que toutes ces dimensions de notre être soient prises en compte et alimentées.

 

Fastoche ?

Pas toujours !

Si vous regardez la liste de Maslow, quels besoins comblez-vous naturellement, sans vous poser de question ? Lesquels vous semblent plus difficiles à satisfaire ?

Et surtout : pourquoi ça coince parfois ?

En général, ça coince parce qu’une partie de nous, n’est pas totalement convaincue que nous pouvons vivre tout cela. Du coup, la réponse (inconsciente la plupart du temps) est partielle, superficielle, évitante, antagoniste voire absente.

Il faut peut-être (et une fois de plus…) gratter du côté de notre histoire personnelle, de ce qui nous a été transmis ou pas, de ce dont nous avons été baignés ou non, de ce qui a été évident/naturel dans notre famille, de ce qui ne l’a pas été.

Parce que tous ces éléments qu’ils soient des cadeaux (que l’on veut garder) ou non (que l’on subit et nous font souffrir), nous ont construits tels que nous sommes aujourd’hui, quoiqu’il en soit.

Un travail de revalorisation de soi et un véritable plan d’action peuvent venir à bout des hésitations résiduelles !

L’idée pour réellement prendre soin de soi, c’est de commencer par renforcer le “soi” pour enfin estimer et intégrer sans culpabilité, que l’on en est digne.

 

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