Il y a une coach que j’aime beaucoup, que j’ai eu le plaisir de rencontrer et qui m’a formé à l’Analyse Transactionnelle. Elle s’appelle Isabelle Méténier. Dans son livre “Histoire personnelle, destinée professionnelle” (Ed. Demos, 2006), elle interroge le pourquoi du choix de nos métiers au prisme de notre histoire familiale.

Extrait de la quatrième de couverture :

Nous pouvons décider inconsciemment de “réparer” l’échec de nos parents en réalisant une “belle carrière” ou, à l’inverse, rester dans un emploi sans envergure pour ne pas les dépasser ou reproduire leurs erreurs. Pourquoi ces différences de choix ? Et peut-on d’ailleurs parler de choix ?
Il y a dans chaque famille des “mythes professionnels”. Un travail peut nous aider à combler des carences affectives, ou au contraire à nous différencier d’un frère, d’un parent qui fait référence pour la famille.

Pourquoi je vous parle de ça ?

Parce que je suis frappée (mais finalement pas tant que ça…) par le nombre de mes clients (mais aussi de personnes de mon entourage) qui se cherchent professionnellement parlant.

De même lorsque j’entends les mères et les pères accompagnant leurs ados lycéens décider de leur orientation, je reçois toute leur stupeur à devoir encourager à choisir un métier que beaucoup lâcheront rapidement ou n’exerceront peut-être jamais. Leur orientation correspondra au  moins pire ou au plus adaptable ou à celle fortement conseillée par leurs parents. Et de loin en loin, faire des études, travailler, avoir un travail deviendra une sorte d’obligation décharnée, désincarnée ou alors artificiellement sur-investie.

Le modèle du père qui reste 30 ans dans son entreprise est mort. La mobilité s’est développée et est maintenant revendiquée par les jeunes générations, moins complexées dans le changement.

Les inquiétudes légitimes de l’identité professionnelle de chacun, restent, elles. Et ce quelque soit l’âge.

Entre les passionnés qui n’osent pas se déployer et se tordent dans un métier qui ne les fait pas vibrer ; et ceux qui s’engouffrent dans le métier de leur rêve jusqu’au virage fatal des suites d’un burn-out… chacun s’interroge régulièrement.

Rien n’est finalement totalement acquis en matière de place, de contribution et de valeur professionnelle.

L’envie côtoie le renoncement.

La passion côtoie la raison.

La démotivation cyclique installe le doute.

Et pour certains, un jour, à force d’écoute de soi, le changement peut naitre et fait voler en éclats les croyances limitantes !

Isabelle Méténier pose quelques questions que je trouve intéressantes et que j’ai envie de vous livrer :

Faire les études que j’ai faites m’a t-il permis de me faire un “nom” dans la famille ?

Qui est autorisé à réussir dans la famille ?

Pourquoi ai-je exercé pendant des années ce métier que je n’aime pas ?

Qui a de l’argent ? qui en gagne ? qui en doit ? qui est dépendant ? qui ne l’est pas ? qui l’est tout en ne voulant pas ?

Qu’ai-je envie de réussir absolument dans ma vie ?

Mon travail représente t-il “toute ma vie” ?

Est-ce que je me sens légitime d’utiliser mes ressources “naturelles” ou bien pour moi le travail est-il forcément synonyme de labeur ?

 

Ces “liens invisibles” tels que l’auteur les appelle sont donc probablement de belles pistes de réflexion personnelle. Car force est de constater que notre place professionnelle dans la société n’est pas une mince question et ce, quelque soit notre situation.

Actif acharné et épuisé, salarié épanoui, personne en recherche d’emploi ou d’idée d’emploi, retraité,… Chacun – intimement – se vit dans le travail et dans ce qu’il représente dans cette société.

Alors pour conclure, et parce que moi aussi, j’ai fait un virage à l’approche de la quarantaine, je ne peux qu’encourager celles et ceux qui s’interrogent et souffrent à se faire accompagner. A trouver un espace de parole et d’échange dans lequel il est autorisé de dire qu’en fait, nous ne sommes pas à notre place, nous en avons marre, nous voulons plus ou différemment, nous cherchons et souffrons, nous voulons réaliser ce “rêve caché”, nous souhaitons nous trouver enfin et nous extraire des “il faut”,…

Travailler, s’épanouir tout en contribuant à la société n’est pas anodin. C’est une synergie précise et probablement mouvante à aller chercher. Encore et encore. Avec ouverture, curiosité, respect de soi, confiance,… 

Une quête de soi au prisme de ce que nous avons été et de ce que nous sommes aujourd’hui.

C’est à dire, des êtres bourrés de potentiels et de talents 😉

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