Retrouvez Dominique Hélène MEUNIER sur Resalib : annuaire, référencement et prise de rendez-vous pour les Thérapeutes Psychocorporel

Le syndrome du frigo vide : elle sait ce que tout le monde aime… sauf elle

Mots clés : besoins | estime
femme, thérapie, besoins

Il y a des femmes qui pourraient décrocher un diplôme en « connaissance approfondie des besoins des autres ».

Elles savent que leur fils ne mange les courgettes que si elles sont bien cachées dans la sauce. Que leur conjoint préfère le comté au chèvre, leur mère aime qu’on l’appelle le dimanche, leur collègue traverse une période compliquée, leur amie aurait besoin qu’on lui propose spontanément de garder les enfants.

Elles pensent à tout.
Enfin… presque.

Un soir, elles ouvrent le réfrigérateur et réalisent qu’elles ne savent pas ce qu’elles ont envie de manger. Il y a pourtant de quoi nourrir une petite famille pendant trois jours. Mais rien qui leur donne envie.
Alors elles finissent les restes. Grignotent debout. Se font un café. Ou mangent quelque chose « vite fait ».

Et cette petite scène, qui semble parfaitement anodine, peut raconter beaucoup de choses.

Quand penser aux autres devient automatique

Ces femmes sont souvent très consciencieuses. Elles anticipent. Elles organisent. Elles rendent service. Elles pensent à l’anniversaire avant que le calendrier ne le rappelle. Elles repèrent un besoin avant même qu’on le formule.

C’est une qualité.

Jusqu’au moment où cette attention aux autres devient tellement automatique qu’elles ne pensent plus à se demander : « Et moi, de quoi j’ai besoin ? ». 

La charge mentale n’est d’ailleurs pas qu’une impression personnelle.

Une enquête de l’Ined montre que 46 % des femmes de 25 à 65 ans déclarent une charge mentale élevée. Et dans une enquête Ifop menée en 2024 auprès de femmes salariées, 70 % disent que les tâches domestiques représentent une source importante de charge mentale.

Mais il existe une autre forme de surcharge, plus discrète. Celle qui consiste à avoir en permanence les autres dans un coin de la tête.

Le problème n’est pas le frigo

Le problème n’est évidemment pas de savoir quoi manger mardi soir. Le vrai sujet apparaît lorsque la même chose se produit ailleurs.

« Qu’est-ce que tu veux faire ce week-end ? »
« Comme tu veux. »

« Où aimerais-tu partir en vacances ? »
« Ça m’est égal. »

« Tu préfères quoi ? »
« Peu importe. »

À force de s’adapter, certaines femmes finissent par devenir très compétentes pour identifier les envies des autres… et beaucoup moins pour entendre les leurs.

Elles ne sont pas forcément indécises. Elles ont parfois simplement perdu l’habitude de se consulter. Et c’est là qu’une petite expérience peut être plus utile qu’un grand discours sur le « lâcher-prise ».

Pendant quelques jours, avant de répondre à une question ou de prendre une décision, essayer de faire une pause. Pas pour chercher immédiatement la bonne réponse.

Juste pour se demander : « Si personne d’autre n’avait d’avis sur cette question, qu’est-ce que j’aurais envie de choisir ? ».

C’est une question étonnamment déstabilisante. Et parfois, la réponse sera : « Je ne sais pas. »

Ce n’est pas grave. C’est même un début !

Parce que retrouver ses goûts, ses envies, ses limites et ses choix ne se fait pas forcément dans un grand bouleversement existentiel.

Cela peut commencer par acheter le dessert qu’elle aime, elle. Par laisser une soirée sans programme. Par choisir le restaurant sans demander à tout le monde ce qui lui convient. Par dire « non » sans fournir un dossier de 14 pages pour justifier ce choix.

Petit à petit, elle recommence à occuper une place dans sa propre vie. Et peut-être qu’un soir, devant son réfrigérateur bien rempli, elle se demandera simplement : « Bon… qu’est-ce qui me ferait vraiment plaisir, à moi ? »

Et cette fois, la réponse sera peut-être là. Sur la deuxième étagère.

***

Si vous vous sentez touchée par ce que vous venez de lire et que vous avez envie de retrouver votre place dans votre propre vie, contactez moi pour en parler. Je vous offre un RDV Clarté

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

Recevoir la chronique Boostante

Recevoir la Chronique Boostante et autres réjouissances !
En soumettant ce formulaire, j'accepte que les informations saisies dans ce formulaire soient utilisées pour permettre de me recontacter, pour m’envoyer la newsletter, dans le cadre de la relation commerciale qui découle de cette demande.

Contact

Contact Site Web
En soumettant ce formulaire, j'accepte que les informations saisies dans ce formulaire soient utilisées pour permettre de me recontacter, pour m’envoyer la newsletter, dans le cadre de la relation commerciale qui découle de cette demande.