Je crois que c’est une des choses qui me touche régulièrement lors de mes accompagnements…

Ca me parle au cœur car je suis passée par là moi aussi.

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit de cette tendance extrêmement répandue qu’ont les femmes.

Elles sont dures avec elles-mêmes.

Elles ne se laissent aucun répit.

Elles se traquent.

Elles évaluent et jugent leurs faits et gestes en permanence, estimant qu’ils ne sont jamais adaptés et à la hauteur.

Elles scrutent leur allure, leurs comportements, leurs façons d’être et leurs manquements.

Elles ne se laissent rien passer.

Elles doutent d’elles, elles se dévalorisent, elles sont dures avec elles-mêmes.

Même leurs peurs passent à la moulinette de la critique.

Elles s’occupent mieux des autres que d’elles.

Elles pardonnent aux autres mais ne se pardonnent rien.

Pour elles, la barre est haute. Exigeante.

Elles font preuve de dureté pour apaiser leurs tensions internes de ne pas être « suffisantes ».

Elles contrôlent et maîtrisent pour essayer de sentir qu’elles « gèrent ».

Mais elles alimentent leur propre mésestime et manque de confiance en elles…

Plus elles sont dures et moins elles s’épanouissent. 

Mais ça, elles ne l’ont pas compris. Car elles ne l’ont pas appris.

Elles ont grandi sans faire de bruit, en essayant d’être parfaites, pour ne pas ajouter à l’angoisse de leur mère ou ne pas décevoir leur père, aux idéaux élevés.

Elles n’ont pas fait de vagues pour ne pas déranger un parent lui-même en prise avec ses propres blessures.

Elles ont fait tout ce qu’elles pouvaient pour grandir « comme il faut ».

Alors, un jour, épuisées, elles s’étonnent de ne pas se sentir bien, de galérer alors qu’elles estiment avoir « tout pour être heureuses ».

Elles subissent leur quotidien trop éprouvant et s’accablent encore plus de ne pas le rendre plus beau, plus souple et plus agréable alors qu’elles font tout ce qu’elles peuvent (et bien plus encore).

Elles arrivent par une autre porte que celle de la dureté. Elles arrivent avec l’ombre d’un burn-out ou de la colère sourde ou encore, de la fatigue chronique.

Elles arrivent sonnées, à bout de force, déçues et dans l’incompréhension la plus totale.

Elles posent leur peine, leur épuisement, leurs doutes et leurs larmes en venant me demander de l’aide.

Elles prennent conscience que quelque chose ne va pas. N’est pas fluide et fait mal.

Elles déposent leurs valises d’émotions débordantes.

Puis ensemble, nous ouvrons de nouvelles portes.

Des portes qu’elles n’avaient jamais vues en elles.

Celles de l’amour de soi.

Celles de l’indulgence envers soi.

Celles du non-jugement.

Celles de la douceur.

Celles de la bienveillance.

Celles de la tolérance.

Celles des encouragements.

Celles de la confiance.

Celles du lâcher-prise.

Celles

Etc.

 

Et au bout d’un moment, elles se connectent à leur valeur, à leurs besoins et à leurs limites. Sans culpabiliser, ni rougir.

Elles parviennent enfin à percevoir leur puissance et leurs potentiels. Sans se sentir égoïste et écrasante.

Elles s’estiment plus et mieux. Elles ont davantage confiance en elles.

Et elles goutent enfin, à la liberté d’être soi-même…

Alors, si cet article vous a parlé, je ne peux que vous invitez à traquer la dureté en vous envers vous-même. Ca semble être un petit pas mais c’est plutôt un immense cadeau que vous vous faites à vous-même…

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