[Préambule : j’ai écrit cet article trois jours avant l’annonce du reconfinement. Puis est venu le temps sa publication et là, j’ai hésité. Mon propos allait-il paraître absurde dans ces temps contraints ? Sûrement. Pour autant, j’ai décidé de le publier quand même. Parce que j’ai besoin d’espoir et de lumière. Pas vous ?]

Le 30 octobre, il parait que c’est la journée mondiale de la vie.

Et oui ! Et figurez-vous que c’est la treizième édition.

Que celles et ceux qui ont déjà entendu parler de cette journée avancent d’un pas !

Mouais. C’est bien ce que je pensais.

Pour retrouver toute l’histoire de cette journée, c’est ici ou encore ici.

Moi, j’avais juste envie de vous livrer une petite bafouille spontanée sur le sujet. A la sauce Bien-êtrologie of course !

Paradoxe

Premier constat : on ne célèbre pas la vie généralement.

Sauf quand on la donne (mais ce n’est pas tous les jours…) et surtout, quand on a frôlé la mort (ou presque).

Désolée je ne veux pas plomber l’ambiance mais, force est de constater que c’est un peu toujours la même histoire :

  • on prend conscience que bien respirer c’est cool dès lors que nous avons un gros rhube.
  • on prend conscience qu’une jambe c’est vraiment merveilleux dès lors qu’on se la casse et qu’on se trimbale un plâtre trois semaines de suite.
  • on prend conscience qu’on tenait à Untel(le) dès lors qu’il ou elle nous quitte.
  • on prend conscience que les vacances sont passées trop vite dès lors qu’on est lundi et que c’est la reprise.

Bref, on est totalement à côté de la plaque sur la valeur de la vie. Au quotidien je veux dire.

Nous savourons rarement la vie, notre vie.

Nous ne nous disons pas chaque matin :

Je suis en vie c’est top,

je peux marcher, danser, courir, c’est merveilleux,

je peux créer, aimer, imaginer, c’est génial,

je peux respirer, jouir, dormir, c’est inouï.

Nous vivons. Et c’est déjà pas mal vous allez me dire.

Oui mais du coup, nous passons à côté d’un truc.

Un truc chouette. Qui s’appelle la pleine conscience par exemple.

Que l’on peut aiguiser avec toutes sortes de techniques : méditation, sophrologie, yoga, exercice de gratitude, etc.

Objectif ?

Bah justement, l’objectif c’est de ne pas attendre de souffrir pour être heureux.

Bizarre à écrire cette phrase…

Parce que sinon cela veut dire quoi ?

Qu’on ne peut rien sentir sans expérimenter le manque, la maladie, la solitude, l’immobilisme, l’empêchement,… ?

Brrr j’en ai des frissons.

Sentir pour de vrai. Dans notre chair et dans notre âme sans attendre l’épreuve qui remet en question la vie justement. Sa fluidité, sa volupté, son essence, son sens, sa valeur, sa saveur…

C’est un peu dommage je trouve d’en arriver-là.

Alors peut-être pouvons-nous, célébrer la vie ?

Et pas que le 30 octobre !

Célébrer ce qui fait qu’on aime bien la vie.

Qu’on est content d’être là.

Que cette journée qui ressemble à celle d’hier, a elle-aussi beaucoup de saveur.

Que chaque seconde de vie, même si elle semble difficile, déprimante, douloureuse, a une part de lumière.

Je propose un truc. Et si ce 30 octobre, on était en mode « célébration de la vie » ? C’est à dire qu’on essayait au maximum d’être en conscience (« être en conscience » quelle belle phrase !) de la vie.

A chacun de trouver son canal : célébrer les battements de notre cœur, les beaux projets qu’on a déjà menés ou ceux qu’on a en tête, la présence de nos enfants, de nos amis, de nos parents, de nos animaux de compagnie, les saisons, la beauté, l’intelligence, l’humour, les plaisirs des sens, notre mission de vie, nos talents, notre créativité, nos cheminements, nos passions, nos sensations corporelles, notre souffle, etc.
Bref, ce qui fait sens à chacun, intimement.

Bonne fête de la vie à tous, je célèbre votre lecture !

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