Mon message dans la vidéo de Prévention Santé 2017

Vous le savez, je contribue régulièrement à Prévention Santé.

Je me retrouve dans les sujets abordés ainsi que dans l’approche choisie pour diffuser l’information.

Cette année, Déborah Donnier (dont la présentation vidéo m’avait touchée lorsque je l’ai découverte), fourmille d’idées innovantes. Voici ci-dessous, la vidéo de présentation. En tant que correspondante j’ai eu le plaisir d’apporter ma pierre à 3’10 !

Une chose que vous ne faites jamais mais que vous devriez envisager

Certains jours sont plus ensoleillés que d’autres vous avez remarqué ? Au sens propre comme au sens figuré d’ailleurs. Et parfois la météo et nous, ne sommes pas en phase.

Il pleut des flaques et tout le monde fait la tronche mais vous, vous avez une énergie de folie ! Et puis parfois, le soleil brille, ça enchante tout le monde sauf vous… votre humeur est morose, absolument pas lumineuse.

Déphasage total.

Quand nous avons la pêche, que dire ? Rien. Profitons-en 😉 Surfons allègrement sur notre flamme intérieure et sourions à la vie autant qu’elle nous sourit. Accueillons tout ce bon en nous !

Et quand nous sommes de mauvais poil (tiens à propos) et que tout nous parait pénible, que faire ?

A ce stade plusieurs possibilités. Il y aura ceux qui vont tenter (et réussir parfois) de se mettre un immense coup de pied au derrière en suivant la méthode « Allezzzzzzzz on se bouge là ! ».

Et il y a ceux qui vont se trainer leur absence d’énergie toute la journée voire toute la semaine en râlant. J’en peux pu, je suis crevé(e), je n’ai envie de rien, je ne sens rien, je ne vois plus rien, je ne sais pas ce que je veux, je suis pas bien…

Et oui.

Ça arrive.

Parfois.

Ça s’appelle : être humain.

Vous allez me dire « oui OK mais c’est lourd comme état ».

Oui c’est vrai.

Ou pas.

Moi j’ai envie de vous proposer de faire la chose suivante :

« Décidez de ne rien décider. Acceptez ce qui est là ».

En ouvrant les bras à nos états d’âme, nous les laissons s’exprimer. Ce n’est pas pour rien qu’ils nous habitent vous savez. Bien souvent, ils nous envoient même des petits messages 😉

Mais pour les entendre, il faut les écouter. Et la plupart du temps, on est en mode « coup de pied aux fesses ». Se bouger, faire, agir, avancer coute que coute.

Je ne critique pas cette attitude qui consiste à positiver (ou au moins à essayer).  Au contraire.

Je propose une alternative.

Une alternative que nous n’utilisons peu ou jamais.

Décider, de ne rien décider et accueillir ce qui est.

L’idée est de se plonger en nous. De tendre l’oreille tendrement. D’ouvrir nos yeux, de connecter nos sens.

Et de sentir.

De ressentir.

Quelle est cette émotion ? Quel est le sentiment qui m’habite ? Que m’indique ce vide ?

Une fois identifiés, laissez faire.

Un peu comme le comprimé effervescent dans le verre. A un moment donné, ça s’arrête. Et tout à coup, l’eau est plus claire. Transparente.

Vous voyez ce que je veux dire ?

 

Alors si aujourd’hui votre humeur est fragile et que vous vous sentez vulnérable, « prenez-vous dans les bras avec bienveillance » et laissez couler quelques heures. Ce qui est là n’est pas là par hasard.

Le soleil va réapparaitre mais il faut laisser passer les perturbations avant 😉

Les objets connectés nous veulent-ils que du bien ?

Voici le dernier article que j’ai rédigé pour Prévention Santé !

J’y cause objets connectés.
Vous savez, ces petits robots qui pullulent dans notre quotidien et qui ont pour mission de nous guider (ou de nous remettre sur le droit chemin !).

Je vous livre mon analyse en tant que sophrologue 😉

C’est par ici… bonne lecture !

Où suis-je quand je déménage ?

Photo : Dominique Meunier

J’ai déménagé. Et cela me conduit aujourd’hui à écrire cet article ! Car déménager, ce n’est pas rien. C’est même beaucoup.

Beaucoup de rangement, de ménage, de tri, de vide, de séparations, d’émotion… Et une fois fait, suit l’emménagement qui lui demande beaucoup d’organisation, de patience, d’adaptation, de mobilisation, de découvertes, d’ouverture…

Avant

Dans mon cas, ce changement était voulu ! Profondément. Cela faisait donc quelques mois que mon esprit se réjouissait et que l’échéance approchait… presque trop lentement par moment.
Puis il a fallu commencer à préparer, commencer à imaginer ce qui serait du voyage (ou pas).

Et là, je dois dire que ranger, trier, donner, jeter et autres réjouissances m’a fait un bien fou !
Je me suis sentie véritablement allégée, libérée, délivrée quoi.

Je conçois toutefois que pour certaines personnes cette étape ne soit pas aussi agréable. Car il s’agit bien de se délester de ce qui appartient à notre passé. Et parfois, ce n’est pas facile de tourner des pages, en confiance. De la même façon, garder les objets de valeur, ceux qui nous sont chers, qui nous ont été offerts ou donnés par des proches, peut-être disparus aujourd’hui, est important.
En revanche, un certain nombre d’objets ou d’effets personnels (comme on dit) restés depuis des années dans un placard voire dans un carton du précédent déménagement, peuvent aisément être reconsidérés, requalifiés, réorientés. En la matière, de nombreux circuits existent entre don et vente selon l’envie de chacun.

Après cela, il ne restera que l’essentiel, c’est-à-dire ce qui nous structure aujourd’hui, ici et maintenant.

Les émotions liées à cette étape ont été positives pour ma part. Sans doute parce que ce changement de lieu de vie est désiré. Bien sûr les rangements ont sollicité quelques réminiscences passées mais c’est en paix que j’ai pu attribuer une place juste à chaque étape vécue.

Préparer un déménagement, c’est réorganiser notre armoire mentale. Potentiellement la vider un peu pour laisser place à de futurs souvenirs…

Pendant

Le jour J arrive, les cartons sont rois. L’usure, l’usage des lieux après plusieurs années apparaissent… L’huile de coude est de rigueur pour lui rendre au maximum sa beauté d’antan !

Ma sensation à ce moment fut un peu étrange. Le lieu que je quittais m’inspirait un désinvestissement affectif devenant presque neutre. Je n’étais alors plus d’ici mais pas encore de « là-bas »… Je ressentais en revanche beaucoup de gratitude pour ce lieu qui m’avait permis de vivre de belles choses. J’étais dans une sorte d’entre-deux, un espace non identifié.

Puis, l’agir a pris le dessus. Mettre en mouvement le corps pour concrétiser la démarche. Transporter, déplacer… en vue de partir, de quitter les lieux, de ne plus être ici.

Déménager, c’est pour quelques heures, quitter ses repères sans avoir construit les nouveaux. C’est flotter dans un espace-temps indéfini, c’est accepter de ne plus être contenu et s’appuyer encore plus sur ses propres ressources…

Après

Quelques heures plus tard, c’est dans un état d’esprit totalement différent que je me suis engagée sur la voie de l’appropriation de mon nouveau lieu de vie. Au départ, tout m’était inconnu. J’avais la sensation de rencontrer une nouvelle personne. Qui est-elle ? Comment fonctionne-t-elle ? Quel sont ses secrets ? Ses ressources ? Ses blessures ? Ses valeurs ? Comment m’accueille-t-elle ? Quel est mon ressenti à son contact ? Etc.

Ces premiers moments m’ont semblé réjouissants, excitants et en même temps, un peu éprouvants. Éprouvants car je devais accepter de ne pas savoir, de ne pas me sentir encore totalement chez moi, à l’aise. J’avais à « travailler » à mon intégration, j’étais dans une démarche nécessairement active pour augmenter ma sensation d’appartenance… A l’opposé de l’attentisme et de la passivité !

C’est fou comme les débuts sont intenses. Nos cinq sens, si chers à la sophrologie, sont alors des chemins vers la connaissance. Ils permettent de découvrir, d’expérimenter, de sentir et de vivre notre environnement. Ils permettent de faire ces petits pas vers l’apprivoisement mutuel. Tout à coup de nouvelles odeurs, de nouveaux bruits,… et de nouveaux repères qui se construisent. Et grâce à cela, peu à peu, de la sécurité s’installe… Le confort psychique et corporel s’affirme. Nous passons du vous au tu avec notre habitat.

Emménager, c’est ouvrir en confiance son Être à la nouveauté pour favoriser notre adaptation.

Alors que dire ? Que cette aventure est bouleversante. Elle parle de séparation, de lâcher prise, de confiance, d’ouverture,… Elle met à l’épreuve, elle confronte. Elle grandit aussi. Elle matérialise le changement, l’évolution, le mouvement,… Elle réveille, elle réjouit, elle recentre !

En attendant que vous me racontiez en commentaires comment vous avez vécu vos déménagements, je partage avec vous, ma nouvelle vue en direct de l’Entre-deux mers … 😉

Et si nous ne prenions aucune « bonne résolution » ?

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de nos fameuses  « bonnes résolutions » !

Enfin je vais vous parler des vôtres car moi, c’est terminé, je suis guérie 🙂 j’ai fait un sevrage il y a quelques années. Je ne prends plus aucune résolution.

Alors, dites-moi tout : quelles sont vos bonnes résolutions pour 2017 ? Laissez-moi deviner :
– Vous remettre au sport ?
– Quelques kilos en moins sur la balance ?
– Passer plus de temps en famille ou avec vos amis ?
– Réduire ou arrêter le tabac, l’alcool et autres addictions ?
– Limiter les écrans pour lire davantage ?
– …

Dans le mille ? Et si ça se trouve vous en avez même pris deux ou trois. La totale quoi !

Dites-moi maintenant : comment allez-vous vous organiser ? Vous avez posé une échéance ? Le 1er janvier ? Le 3 janvier ? Le 15 janvier ? Et entre temps, vous vous motivez en vous répétant chaque jour qu’à telle date : « c’est ter-mi-né ! » ?

Bravo. Quelle volonté de fer. On se fait un petit bilan le 15 février dac ?

En attendant quelques petites choses à avoir en tête… (j’dis ça, j’dis rien).

1/ Nous sommes cycliques

Ahh les échéances ! Comme nous aimons ça. Les « dead-line » (dead ? Au secours….). Les limites. Les termes. Les dates butoirs…

A croire que nous avons besoin de structure.

Oui en effet. Car nous fonctionnons par cycle. Mais il y a de multiples cycles. Parmi les plus communs : l’année scolaire, l’année civile, les mois, les semaines, notre date d’anniversaire,…

Il y a aussi nos cycles personnels ponctués par les évènements de la vie : un déménagement, une rupture, un nouvel emploi, un mariage, un enfant, un voyage, une fatigue générale, une rencontre,… Bref, tout peut marquer le début ou la fin d’un cycle, autrement dit d’une période.

Le coup de la nouvelle année est donc parfait. Nous finissons une année pour en commencer une nouvelle. Très tentant en matière de « bonnes résolutions » isn’t it ?

(Et là c’est le drame…).

2/ Nous voulons nous améliorer

Bien sûr, prendre de bonnes résolutions part d’un bon sentiment. Une prise de conscience amène à poser des actes pour faire autrement, pour changer de comportement, pour vivre mieux.

D’ailleurs, le terme de résolution est absolument sans équivoque !
« Acte par lequel, après réflexion, on décide volontairement d’accomplir quelque chose ».
(Merci Larousse)

Notez le « après réflexion » et le « volontairement ». Ca respire la raison, le réalisme, le sérieux, l’intelligence tout ça !

3/ Nous sommes une unité psycho-corporelle

Je vous entends déjà « Une quoi ? » !

Une unité psycho-corporelle : autrement dit nous sommes faits d’un mental et d’un corps (vous savez, ce truc qu’il y a « après votre cou » – je cite… dubitative… ma tête fait partie de quoi alors ??).

Ces deux entités sont un peu comme Boule & Bill ou Laurel et Hardy si vous voulez. On ne peut pas les imaginer l’un sans l’autre ! Boule sans Bill, c’est les boules…. (Je n’ai pas pu résister).

Et bien votre mental sans votre corps, c’est la mort. La mort de vos « bonnes résolutions » par exemple.

4/ Nous nous sentons bien (heureux, équilibré, en harmonie, en forme,…) quand nous nous écoutons entièrement

La bonne résolution est prise par notre mental. Notre raison nous parle. Elle a donc quelque chose de contrôlant voire de répressif à notre encontre. Nous sommes à la limite de la punition parfois !

lI arrive aussi que la bonne résolution ait un petit air de « déjà vu ». En effet, l’an dernier vous aviez déjà « décidé volontairement » de vous (re)mettre au sport…

Quelle leçon en tirer ?

Eh bien tout simplement que la bonne résolution, c’est en fait une sorte de réunion clandestine de Boule, Laurel, Tic, Bernard, Stone et Batman.

Et que du coup, une partie des membres du conseil d’administration ne sont pas consultés : Bill, Hardy, Tac, Bianca, Charden et Robin. Eux n’ont pas leur mot à dire !

Ça cloche non ? Et la liberté d’expression alors ? Ils ont certainement plein de choses à dire ! Des expériences à partager, des cheminements personnels à exprimer, des ressentis à échanger… !

Alors écoutons-les aussi.

Écoutons notre tête ET notre corps.

Votre tête dit peut-être « le 15 janvier, je me remets au sport ! ». Et votre corps lui « Pfff va falloir s’y mettre, j’aime pô le sport surtout l’hiver… j’ai pas envie… mais il le faut ».

Hum ça sent la bonne résolution qui ne va même pas fêter la St Valentin ça !

En sophrologie nous visons l’harmonie / l’équilibre entre notre corps et notre esprit. Eh bien la bonne résolution elle, n’est pas prise dans l’équilibre de votre unité psycho corporelle.

(C’est pour cela qu’elle a de nombreux risques de ne pas être suivie d’effets durables). CQFD

5/ Nous gagnons à nous orienter vers des « solutions plaisir »

La voie pour s’en sortir est sans doute d’écouter son Être au plus profond, de prendre conscience de nos ressentis, de nos sensations internes. Et ce chaque jour. Toute l’année.

Et d’orienter notre conscience vers des solutions. Qui peuvent être multiples et variées d’ailleurs. L’essentiel étant de sentir (et non pas décider) que telle ou telle possibilité nous parle de façon profonde et authentique.

Votre tête dit peut-être « le 15 janvier, je me remets au sport ! ». Et votre corps lui « Pfff va falloir s’y mettre, j’aime pô le sport surtout l’hiver… j’ai pas envie… mais il le faut pour ma santé».

  • Que dit votre corps ? Qu’il craint le froid… Que l’envie est faible… Qu’il n’aime pas le sport.
  • Ainsi, votre corps aura-t-il du plaisir à faire du sport ? Et sans plaisir, ça ne tient pas longtemps.
  • Non
  • Quelle solution pourriez-vous trouver pour mettre d’accord vos Boules et Bill personnels ? Autrement dit, pour équilibrer votre corps et votre esprit.
  • Trouver une activité qui permette de bouger mais qui ne soit pas du sport.
  • Ok quoi ?
  • Une balade en forêt chaque semaine vous ferait plaisir ?
  • Un cours de salsa ?
  • Descendre une station de métro/bus avant pour marcher un peu plus ?
  • Prendre systématiquement les escalators ?
  • etc.

Vous voyez, nous pouvons mettre d’accord l’ensemble des parties prenantes des décisions !

Ce mécanisme ne relève pas de la résolution mais d’un art de vivre cohérent, d’une philosophie de vie alignée…

Soyez doux avec vous. Soyez compréhensif. La solution est en vous. Elle se loge dans l’harmonie entre votre corps et votre esprit. Écoutez-les attentivement… Ils vous délivreront à la fois :

  • le diagnostic (je me sens souvent fatigué-e, je manque d’énergie, je ne fais sans doute pas assez d’exercice, d’ailleurs je le sens j’ai la sensation d’être rouillé-e)
  • la problématique (comment améliorer mon état de santé et mon métabolisme général avec plaisir ? Comment répondre à mon besoin d’exercice hors de toute contrainte ou obligation ? Comment relancer la machine positivement ?).
  • puis les « solutions plaisir » possibles (je vais être plus actif physiquement, je vais marcher davantage / aller courir / faire tel sport, je vais m’accorder des moments de détente, je vais modifier mon alimentation, je vais jouer au ballon, au tennis avec mes enfants…, je vais enfin prendre un chien,…).

Alors ? A ce stade, vous êtes toujours plein de bonnes résolutions ? N’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire lesquelles 🙂 !

En attendant et quels que soient vos projets, je vous souhaite une agréable fin d’année 2016 ! Un cycle se termine, un autre commence… Youpi 🙂