Stop à la dévalorisation permanente de soi !

devaloÊtes-vous du genre à commencer vos phrases par « C’est bête mais… », « C’est nul comme question, mais… » ? Êtes-vous de ceux/celles qui répondent à un compliment sur votre tenue par « Oh ce n’est rien tu sais », « Pourtant ce n’est pas grand-chose »… ? Êtes-vous souvent persuadée que vous faites moins bien que les Autres ? Que vous êtes moins intelligent(e), belle/beau, intéressant(e), agréable, aimable, etc. que les Autres ? Vous sentez-vous mal à l’aise lorsque vous rencontrez de nouvelles personnes ? Êtes-vous régulièrement « bercé » par des petites voix négatives intérieures ?

Si vous avez une majorité de oui, vous êtes une personne qui se dévalorise quotidiennement ou presque. Ainsi, votre vie est une sorte de lutte sournoise avec vous –mêmes. Vous êtes souvent frustré(e), empêché(e) et mal à l’aise. Vous ne trouvez pas votre place dans certains contextes. Vous doutez et ne savez pas comment vous comportez dans d’autres.

D’où ça vient ?

Ce fonctionnement s’installe dans la prime enfance par l’intermédiaire d’un regard parental insuffisamment valorisant, d’une place inconfortable dans une fratrie, d’un sentiment de devoir toujours faire plus, mieux, plus vite,… pour contenter un parent lui-même insécurisé, pour plaire, pour être aimé(e).
Et bien que nos parents aient fait comme ils le pouvaient (qu’ont-ils reçu de leurs propres parents ?), nous grandissons avec ce « complexe » permanent, cette idée préconçue que de toutes façons vous êtes déficitaire.

Comment se rebooster ?

Je vous propose un sophro-coaching en trois étapes.

Procurez-vous un petit carnet, que vous pourrez facilement emmener partout avec vous (vous pouvez le customiser si vous le souhaitez !). Inscrivez en haut des pages, la date du jour pendant une période de 15 jours.

1/ Étape 1

Dès que vous avez une pensée dévalorisante vous concernant : tracez un bâton à la date du jour ! Ne trichez pas. Le moindre « Je vais poser une question idiote là mais… », « J’ai toujours été nulle en cuisine… », « Je ne vais pas y arriver… », « Quelle sale tête ce matin »… doit faire l’objet d’un petit trait dans votre carnet à la date du jour. Paf !

Une fois les 15 jours passés, faites le bilan. Combien de bâtons avez-vous tracé ? 5 ? 30 ? 258 ?
Demandez-vous ce que vous ont apporté ces petites voix négatives. Quelle émotion était présente à chaque fois ? Comment vous sentez-vous après avoir fait ce bilan ?

2/ Étape 2

L’heure du changement a sonné ! Il est temps de revoir votre perception de vous-mêmes. Dans une deuxième étape, vous allez reprendre votre petit carnet et lister toutes les choses de votre vie pour lesquelles vous êtes fier – que cela soit personnellement ou professionnellement sous la forme d’actions, d’évènements ou de talent.

Exemples :
J’ai réussi mon permis de conduire (en 1994).
Je suis la reine des tartes salées.
Je sais m’occuper de mon chat/chien/poisson rouge.
La présentation de mon projet a été un succès.
J’ai obtenu le poste après un entretien d’embauche costaud.
J’invente mille histoires à mes enfants le soir, ils adorent ça.
J’ai la main verte.
Je sais trouver des cadeaux qui font vraiment plaisir.
Je suis calée en histoire de l’Art.
Etc.

Prenez tout votre temps. Cette étape peut prendre plusieurs jours. Par expérience, au départ vous allez vous dire « Je ne vois pas, je n’ai rien à dire »… Mais en y réfléchissant bien, vous allez identifier une chose, puis deux, puis dix… 🙂

Quand vous aurez « terminé » (provisoirement car cette liste est à compléter tout au long de la vie !), relisez chaque item en pleine conscience (parole de sophrologue !), c’est-à-dire en vous remémorant le plus sensoriellement possible la scène ou le moment. En respirant tranquillement, revivez le contexte, le lieu, les couleurs, les odeurs, les sons ou les bruits, les goûts, les sensations tactiles… Replongez-vous pleinement dans cet instant ou cette action pour en retrouver toutes vos sensations. Remémorez-vous le plaisir, la fierté, la joie que vous avez ressentis, revoyez votre sourire, celui des personnes présentes. Puis, ancrez cela en vous comme des forces personnelles (donc uniques), réjouissantes et motivantes ! Elles vous appartiennent pleinement. Ancrez ces choses dont vous êtes fier pour solidifier votre estime personnelle et votre confiance en vous. Et réutilisez les dès que vous avez un « coup de moins bien ». Relisez les, appuyez-vous sur ces réussites, ces talents, ces succès pour vous rappeler tous vos potentiels !

3/ Étape 3

L’étape 3 pourrait s’appeler « Changez de disque » ! 🙂
En effet, les mots ont leur importance et il est essentiel de les revoir pour modifier votre fonctionnement. ADIEU mots négatifs ! Vous allez devoir vous creuser pour changer votre façon de parler (de vous).

Exemple :

  • Finis les « C’est idiot mais est-ce que… » en posant une question. Dites-vous que si vous vous poser la question, d’autres se la posent aussi. Après tout l’exposé était dense.
  • Finis les toujours et les jamais du style « j’ai toujours été nul(le) en cuisine » « je n’ai jamais rien compris à Excel,… ». Il existe un truc génial que vous pouvez faire : apprendre, vous former, monter en compétences. Ça marche pour presque tout : des activités, des métiers, des savoirs,…
  • Finis les dévalorisations physiques du style « J’ai des grosses fesses »,  « J’ai des petits yeux », « J’ai des grands pieds »,  « Je n’ai pas de jolies jambes »….. A présent, regardez-vous tel(le) que vous êtes. Vous avez pleins d’atouts. Centrez-vous sur vos points forts et surtout, apprenez à vous apprécier, à vous aimer, quelle que soit la taille ou la forme de votre corps. Plus vous serez en vous, proche de vous, centré, plus ce sera facile. Faites la paix avec vous-mêmes, regardez-vous avec amour et bienveillance !

Une fois que vous aurez suivi ces étapes, vous devriez avoir passé des caps positifs ! Sinon je suis à votre disposition. N’hésitez pas à témoigner dans les commentaires ou sur les réseaux sociaux de votre belle avancée 😉

Que faire de votre mauvaise humeur ?

mauvaise humeur Au regard de l’humeur de certain(e)s dans le contexte actuel de rentrée, une envie de rédiger une petite réflexion sur la mauvaise humeur m’est venue comme une évidence !
Qu’est-ce que la mauvaise humeur ? Que révèle t-elle ? Que faire ?

C’est l’objet de mon dernier article pour Prévention Santé !
> Lire l’article

Rentrée 2016 : et si on trouvait la sortie :) ?

rentréeC’est reparti pour un tour ! Nous revoilà en septembre… C’est la « rentrée ». D’ailleurs si cela vous a échappé, c’est que votre vie n’est pas ici… car c’est écrit ou dit absolument partout ! Sur les murs, dans les mails, à la télé, dans le journal, dans les SMS échangés avec nos proches, bref, apparemment il se passe un truc !

Sans école, pas de rentrée. Merci Charlemagne ! Car ce sont les écoliers, les collégiens, les lycéens qui sont en 1ère ligne. Jeudi 2 septembre il va falloir se lever tôt et pour certains, « ça va piquer »…

Pour nous :
– souvent, la rentrée est synonyme de stress et de « il faut » à tout bout de champs : il faut que je fasse les courses de rentrée, il faut que je prépare le sac de Chouchou, il faut que je m’organise,…
– ou bien, la rentrée est synonyme d’une vague agitation des Autres, « ceux qui ont des enfants qui vont à l’école » par exemple et de foule au supermarché…

Par cet article, j’ai envie de créer une troisième « catégorie » ! Dans laquelle, j’aimerais que nous soyons tous 🙂

Celle des gens pour qui la rentrée est synonyme de renouveau, de page qui s’ouvre (et donc de pages qui se tournent….), d’excitation et de joie !

Autrement dit : Et si on cherchait la sortie ? 🙂

J’entends par « sortie » ce qui pour nous sonne comme quelque chose de réjouissant, de sympathique, d’excitant, de joyeux avec des sourires, de la liberté et des étoiles dedans.

Un projet par exemple : un nouveau travail, une envie d’enfant, un voyage à la Toussaint, une fête entre amis, un concert ou une sortie théâtre,…

La rentrée devrait pouvoir se départir des contraintes, des stress divers et variés, des anxiétés, de la mauvaise humeur, du « comme un lundi ». Pour insuffler quelque chose de neuf !

Ainsi, motivation et énergie répondent « présent » chaque jour ! C’est par ailleurs, un excellent moyen de lutter contre la morosité de certain(e)s à chaque rentrée.

Prenons conscience que la vie est un cycle et que nous pouvons développer notre joie et notre enthousiasme !

Alors, quelle est votre sortie 2016 à vous ? 😉

En août, certaines villes sont plus calmes… et vous ?

calmeAlors ? Comment se passe votre mois d’août ? Que vous soyez en vacances ou que vous ayez repris, est-ce que vos journées s’égrènent agréablement ?
Vous avez remarqué ? Le soir, la nuit arrive plus vite  déjà. Et passée une certaine heure, « la ptite  laine » est de rigueur…

Certaines villes sont plus calmes en août. La circulation semble plus fluide, nous pouvons nous garer plus facilement… Et nous ne faisons presque pas la queue aux musées. Le temps parait ralentir au rythme des pas des passants.

L’atmosphère est au « slow »… à la lenteur et au calme. Le stress s’atténue.

La question est : comment en profiter ? (et oui, toujours cette recherche du bon, du bien, dans le moment présent).

Observez autour de vous ce qu’août modifie par rapport à d’habitude. Prenez conscience de toutes ces petites choses qui semblent différentes. Par exemple : le monde, les temps de déplacement, la charge de travail, le nombre de mails, l’humeur des gens, le bronzage des collègues, la nature, les rues, la plage le matin, l’après-midi, le soir, les odeurs, les couleurs, vos vêtements, vos repas…

Bref, redécouvrez votre environnement ! Et comme on dit en sophrologie « prenez conscience »…

Puis, faites le même exercice en vous observant vous. Comment vous sentez-vous en ce mois d’août 2016 ? Quelles émotions ? Quelles sensations ? Quel ressenti pouvez-vous identifier qui soit spécifique à cette période ? Vous sentez-vous au diapason de la slow life aoutienne de certains endroits ? Comment vous percevez-vous ?

Bref, mettez-vous à votre écoute en prenant conscience là encore, de ce qui vibre en vous… de ce qui s’est éteint, de ce qui émerge…

Car n’oublions pas :

« L’été est comme un fruit, il point début juin, encore aigrelet, gonfle, mûrit à partir de juillet, jusqu’à faire craquer sa peau d’où ruisselle, fin août, un jus sucré, épais… Lequel sera perdu s’il n’y a personne pour le savourer » (Madelaine Chapsal)


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L’alliance sinon rien !

allianceCe titre d’article claque bien je trouve. Ça pose les choses non ? Et paf ! Le tout ou rien en juillet, c’est pas mal comme posture 🙂 Ça donne des trucs marrants : je vous préviens je vais passer toute la journée à ne rien faire…. Ou alors : il a passé sa semaine à tout ranger… ou enfin, nous avons passé toutes les vacances dans la piscine (really ?).

Bref. Je m’égare… (mais pas trop je vous rassure).

Je voulais vous causer d’une chose importante qui s’inscrit dans la lignée de cet article (cliquer ici pour voir de quoi je parle). Cette chose s’appelle « l’alliance thérapeutique ». Elle est essentielle à tout accompagnement thérapeutique. Je dis bien essentielle.

De quoi parlons-nous ?

Nous parlons collaboration, engagement mutuel, relation claire et saine autour d’objectifs définis et partagés… Nous parlons écoute, empathie, bienveillance, non-jugement, considération positive,…  Nous parlons d’un outil indispensable aux processus de développement personnel. Nous parlons d’une dynamique relationnelle spécifique.

Nous parlons de la relation entre le patient et son thérapeute. Nous parlons précisément de ce lien-là.

Et je dois vous dire, que ce sujet me passionne ! Je me souviens que durant les différentes formations que j’ai suivies, j’ai rencontré avec un plaisir immense, les concepts et les écrits de Carl Rogers, Abraham Maslow, Freud, Irvin Yalom… sur cet outil.

Pourquoi faire alliance ?

Pour être bien accompagné (le patient) et pour bien accompagner (le thérapeute). C’est une des conditions pour que le travail se fasse de façon constructive.

Le gros du boulot est selon moi, du côté du thérapeute… Le patient vient en général avec une demande (plus ou moins précise mais ce n’est pas un frein) et avec l’envie (plus ou moins forte) que sa situation s’améliore.

Le thérapeute, pour créer l’alliance avec son patient, doit être professionnel… formé donc (et supervisé c’est mieux). Il doit faire en sorte que l’alliance se créée. Sa posture, son écoute, ses interventions, ses compétences,… sont des facteurs déterminants, au service de la relation thérapeutique.

Une des clés est peut-être de se poser la question régulièrement :

–          Le patient : l’accompagnement proposé par mon thérapeute s’appuie sur quel type de relation ? Comment est-ce que je me sens dans ce travail personnel ? Est-ce que je me sens en confiance ? Libre et soutenu dans mon chemin ?

–          Le thérapeute : Comment est-ce que je me sens dans le travail d’accompagnement de Mme ou M. X ? Ai-je le sentiment de faire alliance avec mon patient ? Ai-je le sentiment que mon patient fait allié avec moi ?

Et si ça ne le fait pas ?

Que cela soit du côté du patient ou du côté du thérapeute, il est important de s’écouter (oui je sais je le dis presque à chaque article et notamment ici).

Vous ne « sentez » pas ce thérapeute ? Vous ne parvenez pas à vous relâcher en sa présence ? Vous êtes mal à l’aise ? Vous ne souhaitez pas ouvrir davantage votre cœur, votre âme ? Laissez tomber. Cherchez un autre professionnel. L’intuition, le feeling sont (souvent) d’excellents indicateurs.

Vous sentez qu’il est difficile de faire alliance avec ce patient ? Vous ne parvenez pas à créer les conditions favorables ? Les besoins de votre patient ne sont pas dans vos cordes ? La relation n’est pas « riche et vivante » comme le disait Carl Rogers ? L’authenticité n’est pas au rendez-vous ? Ecoutez cela en vous et si vous le souhaitez, partagez cette impression avec votre patient ? C’est intéressant d’échanger sur ce qu’il se passe (ou plutôt ne se passe pas). Cela peut être le départ vers quelque chose de plus vrai justement.

Des réajustements au long cours

L’alliance thérapeutique n’est pas établie un beau matin puis gravée dans le marbre pour toujours. Elle se construit avec le temps. Elle se transforme. Elle évolue.

L’essentiel est d’être dans la conscience de ce lien. Les évènements de vie, les évolutions font que patient et thérapeute avancent sur leur chemin propre. La relation elle, est en interaction constante avec les vécus de chacun. Elle mérite d’être ré-interrogée régulièrement

Bref, on s’écoute, on travaille et on ne s’endort pas ! Ok ? 😉