Où suis-je quand je déménage ?

Photo : Dominique Meunier

J’ai déménagé. Et cela me conduit aujourd’hui à écrire cet article ! Car déménager, ce n’est pas rien. C’est même beaucoup.

Beaucoup de rangement, de ménage, de tri, de vide, de séparations, d’émotion… Et une fois fait, suit l’emménagement qui lui demande beaucoup d’organisation, de patience, d’adaptation, de mobilisation, de découvertes, d’ouverture…

Avant

Dans mon cas, ce changement était voulu ! Profondément. Cela faisait donc quelques mois que mon esprit se réjouissait et que l’échéance approchait… presque trop lentement par moment.
Puis il a fallu commencer à préparer, commencer à imaginer ce qui serait du voyage (ou pas).

Et là, je dois dire que ranger, trier, donner, jeter et autres réjouissances m’a fait un bien fou !
Je me suis sentie véritablement allégée, libérée, délivrée quoi.

Je conçois toutefois que pour certaines personnes cette étape ne soit pas aussi agréable. Car il s’agit bien de se délester de ce qui appartient à notre passé. Et parfois, ce n’est pas facile de tourner des pages, en confiance. De la même façon, garder les objets de valeur, ceux qui nous sont chers, qui nous ont été offerts ou donnés par des proches, peut-être disparus aujourd’hui, est important.
En revanche, un certain nombre d’objets ou d’effets personnels (comme on dit) restés depuis des années dans un placard voire dans un carton du précédent déménagement, peuvent aisément être reconsidérés, requalifiés, réorientés. En la matière, de nombreux circuits existent entre don et vente selon l’envie de chacun.

Après cela, il ne restera que l’essentiel, c’est-à-dire ce qui nous structure aujourd’hui, ici et maintenant.

Les émotions liées à cette étape ont été positives pour ma part. Sans doute parce que ce changement de lieu de vie est désiré. Bien sûr les rangements ont sollicité quelques réminiscences passées mais c’est en paix que j’ai pu attribuer une place juste à chaque étape vécue.

Préparer un déménagement, c’est réorganiser notre armoire mentale. Potentiellement la vider un peu pour laisser place à de futurs souvenirs…

Pendant

Le jour J arrive, les cartons sont rois. L’usure, l’usage des lieux après plusieurs années apparaissent… L’huile de coude est de rigueur pour lui rendre au maximum sa beauté d’antan !

Ma sensation à ce moment fut un peu étrange. Le lieu que je quittais m’inspirait un désinvestissement affectif devenant presque neutre. Je n’étais alors plus d’ici mais pas encore de « là-bas »… Je ressentais en revanche beaucoup de gratitude pour ce lieu qui m’avait permis de vivre de belles choses. J’étais dans une sorte d’entre-deux, un espace non identifié.

Puis, l’agir a pris le dessus. Mettre en mouvement le corps pour concrétiser la démarche. Transporter, déplacer… en vue de partir, de quitter les lieux, de ne plus être ici.

Déménager, c’est pour quelques heures, quitter ses repères sans avoir construit les nouveaux. C’est flotter dans un espace-temps indéfini, c’est accepter de ne plus être contenu et s’appuyer encore plus sur ses propres ressources…

Après

Quelques heures plus tard, c’est dans un état d’esprit totalement différent que je me suis engagée sur la voie de l’appropriation de mon nouveau lieu de vie. Au départ, tout m’était inconnu. J’avais la sensation de rencontrer une nouvelle personne. Qui est-elle ? Comment fonctionne-t-elle ? Quel sont ses secrets ? Ses ressources ? Ses blessures ? Ses valeurs ? Comment m’accueille-t-elle ? Quel est mon ressenti à son contact ? Etc.

Ces premiers moments m’ont semblé réjouissants, excitants et en même temps, un peu éprouvants. Éprouvants car je devais accepter de ne pas savoir, de ne pas me sentir encore totalement chez moi, à l’aise. J’avais à « travailler » à mon intégration, j’étais dans une démarche nécessairement active pour augmenter ma sensation d’appartenance… A l’opposé de l’attentisme et de la passivité !

C’est fou comme les débuts sont intenses. Nos cinq sens, si chers à la sophrologie, sont alors des chemins vers la connaissance. Ils permettent de découvrir, d’expérimenter, de sentir et de vivre notre environnement. Ils permettent de faire ces petits pas vers l’apprivoisement mutuel. Tout à coup de nouvelles odeurs, de nouveaux bruits,… et de nouveaux repères qui se construisent. Et grâce à cela, peu à peu, de la sécurité s’installe… Le confort psychique et corporel s’affirme. Nous passons du vous au tu avec notre habitat.

Emménager, c’est ouvrir en confiance son Être à la nouveauté pour favoriser notre adaptation.

Alors que dire ? Que cette aventure est bouleversante. Elle parle de séparation, de lâcher prise, de confiance, d’ouverture,… Elle met à l’épreuve, elle confronte. Elle grandit aussi. Elle matérialise le changement, l’évolution, le mouvement,… Elle réveille, elle réjouit, elle recentre !

En attendant que vous me racontiez en commentaires comment vous avez vécu vos déménagements, je partage avec vous, ma nouvelle vue en direct de l’Entre-deux mers … 😉

Et si nous ne prenions aucune « bonne résolution » ?

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de nos fameuses  « bonnes résolutions » !

Enfin je vais vous parler des vôtres car moi, c’est terminé, je suis guérie 🙂 j’ai fait un sevrage il y a quelques années. Je ne prends plus aucune résolution.

Alors, dites-moi tout : quelles sont vos bonnes résolutions pour 2017 ? Laissez-moi deviner :
– Vous remettre au sport ?
– Quelques kilos en moins sur la balance ?
– Passer plus de temps en famille ou avec vos amis ?
– Réduire ou arrêter le tabac, l’alcool et autres addictions ?
– Limiter les écrans pour lire davantage ?
– …

Dans le mille ? Et si ça se trouve vous en avez même pris deux ou trois. La totale quoi !

Dites-moi maintenant : comment allez-vous vous organiser ? Vous avez posé une échéance ? Le 1er janvier ? Le 3 janvier ? Le 15 janvier ? Et entre temps, vous vous motivez en vous répétant chaque jour qu’à telle date : « c’est ter-mi-né ! » ?

Bravo. Quelle volonté de fer. On se fait un petit bilan le 15 février dac ?

En attendant quelques petites choses à avoir en tête… (j’dis ça, j’dis rien).

1/ Nous sommes cycliques

Ahh les échéances ! Comme nous aimons ça. Les « dead-line » (dead ? Au secours….). Les limites. Les termes. Les dates butoirs…

A croire que nous avons besoin de structure.

Oui en effet. Car nous fonctionnons par cycle. Mais il y a de multiples cycles. Parmi les plus communs : l’année scolaire, l’année civile, les mois, les semaines, notre date d’anniversaire,…

Il y a aussi nos cycles personnels ponctués par les évènements de la vie : un déménagement, une rupture, un nouvel emploi, un mariage, un enfant, un voyage, une fatigue générale, une rencontre,… Bref, tout peut marquer le début ou la fin d’un cycle, autrement dit d’une période.

Le coup de la nouvelle année est donc parfait. Nous finissons une année pour en commencer une nouvelle. Très tentant en matière de « bonnes résolutions » isn’t it ?

(Et là c’est le drame…).

2/ Nous voulons nous améliorer

Bien sûr, prendre de bonnes résolutions part d’un bon sentiment. Une prise de conscience amène à poser des actes pour faire autrement, pour changer de comportement, pour vivre mieux.

D’ailleurs, le terme de résolution est absolument sans équivoque !
« Acte par lequel, après réflexion, on décide volontairement d’accomplir quelque chose ».
(Merci Larousse)

Notez le « après réflexion » et le « volontairement ». Ca respire la raison, le réalisme, le sérieux, l’intelligence tout ça !

3/ Nous sommes une unité psycho-corporelle

Je vous entends déjà « Une quoi ? » !

Une unité psycho-corporelle : autrement dit nous sommes faits d’un mental et d’un corps (vous savez, ce truc qu’il y a « après votre cou » – je cite… dubitative… ma tête fait partie de quoi alors ??).

Ces deux entités sont un peu comme Boule & Bill ou Laurel et Hardy si vous voulez. On ne peut pas les imaginer l’un sans l’autre ! Boule sans Bill, c’est les boules…. (Je n’ai pas pu résister).

Et bien votre mental sans votre corps, c’est la mort. La mort de vos « bonnes résolutions » par exemple.

4/ Nous nous sentons bien (heureux, équilibré, en harmonie, en forme,…) quand nous nous écoutons entièrement

La bonne résolution est prise par notre mental. Notre raison nous parle. Elle a donc quelque chose de contrôlant voire de répressif à notre encontre. Nous sommes à la limite de la punition parfois !

lI arrive aussi que la bonne résolution ait un petit air de « déjà vu ». En effet, l’an dernier vous aviez déjà « décidé volontairement » de vous (re)mettre au sport…

Quelle leçon en tirer ?

Eh bien tout simplement que la bonne résolution, c’est en fait une sorte de réunion clandestine de Boule, Laurel, Tic, Bernard, Stone et Batman.

Et que du coup, une partie des membres du conseil d’administration ne sont pas consultés : Bill, Hardy, Tac, Bianca, Charden et Robin. Eux n’ont pas leur mot à dire !

Ça cloche non ? Et la liberté d’expression alors ? Ils ont certainement plein de choses à dire ! Des expériences à partager, des cheminements personnels à exprimer, des ressentis à échanger… !

Alors écoutons-les aussi.

Écoutons notre tête ET notre corps.

Votre tête dit peut-être « le 15 janvier, je me remets au sport ! ». Et votre corps lui « Pfff va falloir s’y mettre, j’aime pô le sport surtout l’hiver… j’ai pas envie… mais il le faut ».

Hum ça sent la bonne résolution qui ne va même pas fêter la St Valentin ça !

En sophrologie nous visons l’harmonie / l’équilibre entre notre corps et notre esprit. Eh bien la bonne résolution elle, n’est pas prise dans l’équilibre de votre unité psycho corporelle.

(C’est pour cela qu’elle a de nombreux risques de ne pas être suivie d’effets durables). CQFD

5/ Nous gagnons à nous orienter vers des « solutions plaisir »

La voie pour s’en sortir est sans doute d’écouter son Être au plus profond, de prendre conscience de nos ressentis, de nos sensations internes. Et ce chaque jour. Toute l’année.

Et d’orienter notre conscience vers des solutions. Qui peuvent être multiples et variées d’ailleurs. L’essentiel étant de sentir (et non pas décider) que telle ou telle possibilité nous parle de façon profonde et authentique.

Votre tête dit peut-être « le 15 janvier, je me remets au sport ! ». Et votre corps lui « Pfff va falloir s’y mettre, j’aime pô le sport surtout l’hiver… j’ai pas envie… mais il le faut pour ma santé».

  • Que dit votre corps ? Qu’il craint le froid… Que l’envie est faible… Qu’il n’aime pas le sport.
  • Ainsi, votre corps aura-t-il du plaisir à faire du sport ? Et sans plaisir, ça ne tient pas longtemps.
  • Non
  • Quelle solution pourriez-vous trouver pour mettre d’accord vos Boules et Bill personnels ? Autrement dit, pour équilibrer votre corps et votre esprit.
  • Trouver une activité qui permette de bouger mais qui ne soit pas du sport.
  • Ok quoi ?
  • Une balade en forêt chaque semaine vous ferait plaisir ?
  • Un cours de salsa ?
  • Descendre une station de métro/bus avant pour marcher un peu plus ?
  • Prendre systématiquement les escalators ?
  • etc.

Vous voyez, nous pouvons mettre d’accord l’ensemble des parties prenantes des décisions !

Ce mécanisme ne relève pas de la résolution mais d’un art de vivre cohérent, d’une philosophie de vie alignée…

Soyez doux avec vous. Soyez compréhensif. La solution est en vous. Elle se loge dans l’harmonie entre votre corps et votre esprit. Écoutez-les attentivement… Ils vous délivreront à la fois :

  • le diagnostic (je me sens souvent fatigué-e, je manque d’énergie, je ne fais sans doute pas assez d’exercice, d’ailleurs je le sens j’ai la sensation d’être rouillé-e)
  • la problématique (comment améliorer mon état de santé et mon métabolisme général avec plaisir ? Comment répondre à mon besoin d’exercice hors de toute contrainte ou obligation ? Comment relancer la machine positivement ?).
  • puis les « solutions plaisir » possibles (je vais être plus actif physiquement, je vais marcher davantage / aller courir / faire tel sport, je vais m’accorder des moments de détente, je vais modifier mon alimentation, je vais jouer au ballon, au tennis avec mes enfants…, je vais enfin prendre un chien,…).

Alors ? A ce stade, vous êtes toujours plein de bonnes résolutions ? N’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire lesquelles 🙂 !

En attendant et quels que soient vos projets, je vous souhaite une agréable fin d’année 2016 ! Un cycle se termine, un autre commence… Youpi 🙂

Mon interview par Marine Cellupica, sophrologue elle aussi ;)

Source : site de Marine Cellupica

Il y a quelques semaines, j’ai été contactée par Marine Cellupica, sophrologue pour répondre à une interview en tant qu’invitée inspirante…!

Moi invitée inspirante ? Ho ho ! Quel honneur…

La mission donnée par Marine : « transmettre un peu de ma Bien-êtrologie aux lecteurs de l’interview ».

Pour lire l’interview, rendez-vous sur le site de Marine en cliquant ici !

Et si on se lâchait les baskets ?

Je le disais encore ce matin à un de mes clients.

En sophrologie, nous utilisons une expression que je trouve complètement géniale.

Je la dis et la redis régulièrement et elle a un effet bœuf !
Elle remet illico presto les pendules à l’heure et les points sur les i.

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit simplement et dès que possible, de s’autoriser, de s’encourager, de chercher à :

Relâcher les tensions inutiles

Alors ? Ça vous plait ?

Si là tout de suite, je vous dis « relâchez vos tensions inutiles »… vous faites quoi ?

Je suis prête à parier que par exemple :
–          Vous desserrez ce petit pli entre vos yeux, la fameuse ride du lion,
–          Vous décroisez vos jambes, vous vous stabilisez sur votre chaise,
–          Vous relâchez votre mâchoire,
–          Vous baissez vos épaules,
–          Vous soupirez un grand coup,
–          Vous vous redressez,
–          …

Je continue ou vous voyez ce que je veux dire ?

Tout est là. En un mot : garder le tonus sans les tensions ! Car comme dirait mon fils de presque 4 ans : si on n’a pas d’os et de muscles, on est tout mou.

(La vérité sort de la bouche des enfants).

Nous sommes dotés d’un squelette, de muscles, de tendons… qui nous permettent de tenir debout ou assis, de bouger, de faire mille choses.

Pour autant, nous pouvons veiller à prendre soin de ce dispositif formidable en essayant de ne pas y ajouter de tensions zinutiles.

Cela implique donc que certaines tensions soient utiles. Dans ce cas, elles sont plutôt une forme d’activation générale de nos composants (os, muscles, tendons, nerfs…) au service d’un besoin : marcher, bouger, s’assoir, courir, s’allonger,…

Le reste est inutile. Voire dommageable pour le bien-être de chacun d’entre nous.

Alors pratiquez la sophrologie en vous demandant régulièrement : Et si je relâchais mes tensions zinutiles ?

Vous verrez ensuite, vous vous sentirez plus détendu, plus ancré, moins contracté…

Essayez et venez me raconter 🙂

Combien je m’aime ?

combiejemaimeVoici le dernier article que j’ai écrit dans le cadre de mon partenariat avec Prévention Santé. J’ai hésité à l’intituler « Moi, mon corps, notre désamour« .

Vous voyez de quoi je veux parler ?
Je veux parler du rapport que nous entretenons avec notre corps.
Je veux parler de l’image que nous avons de nous.

Que cette relation soit complexe, haineuse, ambivalente ou fluctuante, je vous livre quelques pistes pour apprendre à vous aimer plus et à vivre plus libre…

On y va ? C’est par ici…